vacances romaines

(je vous conseille de cliquer sur les photos pour les voir en grand)

Bien, il est temps de vous raconter mes vacances à Rome. Pas parce qu’elles sont intéressantes ou que je veuille me vanter d’avoir organiser un séjour instructif, passionnant et rigoureux, mais parce que je manque cruellement d’imagination pour le blog en ce moment (ceux qui ont lu les 5 phases du deuil comprendront).

Tout commence par une promesse faite à Virginie à mon arrivée à Lyon : « j’organiserai des vacances dans une ville européenne et toi tu pourras préparer un voyage en Auvergne ? c’est une région que je rêve de découvrir ! ».

Si vous suivez un tout petit peu ma vie sur le blog ou sur Facebook, vous savez que l’Auvergne fût un échec météorologique.

J’avais donc une pression énorme sur moi : le voyage « européen » devrait être irréprochable. J’ai hésité entre Rome et Barcelone, au début, mais après réflexion, Barcelone est une ville agréable, mais que je connais déjà. Ce n’aurait pas était passionnant de présenter à Virginie avec une voix de vrai/faux blasé les monuments de la capitale Catalane :

« Ouais alors, tu vois Virginie, ça c’est la Sagrada Familia… quand j’étais venue c’était mieux, le soleil était en train de se coucher, là c’est pas pareil… »

Optons donc pour les ruines romaines ! et à nous le Colisée !

Des jours et des jours d’épluchures de sites internet, de recherches Google Maps et de lecture de guides voyages à la Fnac (j’ai dû en consulter une dizaine) pour finalement établir un programme sur 4 jours que je vais essayer de vous présentez au fur et à mesure.

Le départ se fait le mercredi 1er septembre, l’avion décollant à 7h05, il a fallu se lever tôt et même très tôt puisque nous devions quitter le 8 ème arrondissement de Lyon pour l’aéroport Saint-Exupéry situé à l’extrême est du département.

Pour y aller, il n’y a qu’un seul moyen (à part la voiture) : le Rhônexpress. C’est un tram-train, le premier de France puisque le projet réunionnais a été avorté, et c’est aussi une grosse arnaque ! 12 euros le trajet jusqu’à l’aéroport ! pour 30 minutes de voyage ça fait cher la seconde ! (40 cents la minute)

Mais bon c’est confortable et tout rouge, même si une fois arrivé il faut traverser tout l’aéroport pour atteindre notre terminal… le terminal 3 (j’aurais dû rajouter le bruitage d’une femme qui hurle)

Le terminal 3 de Saint-Exupéry c’est une sorte de tente provisoire qu’on met dans un jardin pour accueillir une réception de mariage. Un édifice qui ne tiendrait pas à la première tempête venue. Bref, ce terminal est, j’en suis presque sûr, plus flippant que l’aéroport de Tananarive. Mais comme il est destiné au low-cost, on ne va pas chipoter.

À ce sujet, j’ai découvert les joies d’Easyjet : le voyage en kit ! il faut payer des suppléments pour tout, des bagages en soute au jus de fruit servi à bord en passant par le paiement par MasterCard. Un vrai bonheur !

Après une heure et quart de voyage (et après avoir traverser les Alpes) nous voilà donc à Rome Ciampino (nom de l’aéroport low-cost de Rome). Et là c’est le début du baragouinage pour avoir un renseignement comme « où se trouve les bus pour rejoindre le centre-ville ? » « à l’extérieur monsieur »

Bonne nouvelle : le bus en question ne coûte que 4 malheureux euros pour 40 minutes de trajet environ (10 centimes la minute).

Arrivé à 9h30 à la gare Termini de Rome (qu’est ce qu’elle est laide cette gare) nous devons occuper notre temps avant de pouvoir prendre possession de l’hôtel à 14h.

Le quartier de la gare ne regorge pas de monuments, mais j’arrive à trouver des trucs. Après un saut à DESPAR (et non pas SPAR) pour acheter des biscuits italiens (Molino Bianco mon ami !!) faisons un tour Piazza della Republica, où la fontana delle Naiadi nous attends. Les nymphes de la fontaine avec leur pose lascive auraient choqué le peuple lors de son inauguration.

Derrière la fontaine : Santa Maria degli Angeli, une église formée d’un reste d’anciens termes, mais ce temple n’a rien de bien génial à part peut-être une sculpture sur une de ces portes.

Ce qui m’intéresse plus c’est l’église Santa Maria della Vittoria remplie de sculptures du Bernin. Quand on y rentre, on en prend plein les mirettes ! L’église est très chargée en angelots, mais l’œuvre que tout le monde est venue voir c’est l’extase de Sainte-Thérèse d’Avila (si vous avez lu Anges et Démons) une statue très… expressive ! il faut savoir que l’artiste a pris pour modèle sa propre petite amie, allez savoir ce qu’il lui demandait de faire lors des séances de pose.

Nous quittons Sainte-Thérèse et son chérubin pour aller admirer une autre église, Santa Maria Maggiore qui possède le plus haut campanile de Rome ! Cet édifice possède un plafond à caissons remarquable datant de la Rennaissance et d’un imposant maître-hôtel. On peut aussi admirer les panneaux de mosaïques le long des murs latéraux représentant différentes scènes du Nouveau Testament (sur 3 niveaux).


Dans la chapelle au-dessous de l’hôtel, nous retrouvons une statue de Pie IX (ahaha quel nom idiot pour un pape, c’était pas du gâteau tous les jours) priant devant une relique et pas n’importe quelle relique : un fragment du berceau de Jésus (vous saviez vous qu’il y avait des berceaux à cette époque ?)

Après Santa Maria Maggiore et son bout de berceau sacré, nous cherchons un endroit où manger, Virginie remarque toutefois une publicité fort passionnante :

Le restaurant conseillé par notre guide Routard est désert quand on y rentre, ce qui nous déroute un peu (il est 12h passé pourtant). On nous sert à manger (un menu pizza) mais j’ai du mal à comprendre pourquoi le serveur nous proposait un buffet.

Un couple de français, eux aussi muni du Routard, va avoir plus de chance que nous Coco (c’est le nom que je donne au garçon de tous les couples que je croise) annonce à Ginette (c’est le nom que je donne à la fille de tous les couples que je croise) « c’est à volonté !! »

C’est ainsi que Coco et Ginette ont pu profiter d’un bon repas alors que Virginie et Gaël ont mangé une malheureuse pizza ! (sans dessert en plus)

À 14h nous prenons possession de notre chambre d’hôtel. L’hébergement en question (le pire endroit que j’ai réservé jusqu’à présent) se situe au-dessus d’un bar branché près de la gare, mais bon, on est au 5ème étage et la chambre est propre…

Après avoir déposer nos affaires (oui, nous portions nos sacs sur dos depuis tout ce temps) direction le Quirinale !

Mais qu’est ce donc me direz-vous ? eh bien le Quirinale est la plus haute des 7 collines de Rome (61 m) elle donne une très belle vue sur Rome (notamment sur la basilique Saint-Pierre). Il s’agit aussi du siège du pouvoir, puisque le Palazzo del Quirinale est celui du Premier Ministre italien (Ciao Silvio !)

Sur cette immense place, on peut admirer les statues de Castor et Pollux, restes des termes qui existaient à l’époque romaine.

En descendant le Quirinale, on se retrouve très vite emporté par un flot de touristes se dirigeant vers : la fontana de Trevi qu’on ne présente plus, mais que je vais présenter quand même.

Alors, que dire sur la fontaine de Trevi ? Tout d’abord qu’elle est un monument jeune (240 ans) par rapport aux autres œuvres qui sont parsemées dans Rome. La fontaine doit son nom aux trois voies qui y aboutissent. Au centre, le dieu Neptune (et non Poséidon, on est à Rome quand même) entouré de deux tritons guidant chacun un cheval. L’une des bêtes est agitée, c’est la tempête, l’autre est plus tranquille, c’est la mer (ils ne connaissent pas la houle ces Romains). Je pourrais vous décrire toute la fontaine, mais je vais en rester là. Sachez juste qu’on y jette une pièce dans l’espoir de retourner un jour à Rome, ces pièces sont récupérées régulièrement par la Croix-Rouge.


La première journée se poursuit avec la très célèbre place d’Espagne (Piazza di Spagna) avec son magnifique escalier (Scalinata della Trinita dei Monti) avec ses 3 rampes qui a été financé par les français. Cet escalier rejoint l’église française de la Trinité-des-Monts, l’une des 5 églises gauloises de Rome. Vous vous demandez alors pourquoi cette place s’appelle « Place d’Espagne » et non « Place de la France ». Sachez qu’elle s’appelait effectivement Piazza di Francia pendant longtemps, mais le nom fût changé après l’inauguration de l’ambassade d’Espagne.

Le gigantesque escalier est très utilisé. En plus d’être un point de rencontre pour les touristes, il accueille pendant Noël une crèche géante et au mois de juillet, un défilé de mode.

 

La visite continue avec la Piazza del Popolo (la place du peuple) avec son obélisque, ces deux fontaines et ces deux églises presque identiques : Santa Maria di Montesanto et Santa Maria dei Miracoli. D’après les guides, elles sont très différentes, mais nous n’avons pas le temps de nous attarder à cet endroit, il faut juste savoir que cette place accueillait les exécutions publiques.

Nous terminons la journée avec la Villa Borghese, le plus grand parc de Rome. Cet espace vert abrite la Galleria Borghese, un des musées les plus importants de la ville, mais nous avions Virginie et moi ni le temps ni le courage de visiter un musée rempli d’œuvres religieuses et Renaissance (je préfère l’art moderne et l’art contemporain, je n’y peux rien).

Sur la plazzale Napoleone 1, nous avons une très belle vue de la place du peuple, mais je suis plus captivé par un homme âgé qui peigne son chat en lui faisant écouter de la musique classique sur un iPod (avec enceintes). On voit de ces trucs dans les parcs !

 

Notre première journée s’achève (enfin !) par un détour au Colisée. L’objectif : montré à Virginie un aperçu de ce que j’ai prévu pour la deuxième journée et vous en mettre plein la vue avec cet amphithéâtre éclairé de nuit, pour que vous lisiez la deuxième partie de notre voyage à Rome bientôt sur le blog…

(ah oui… toutes les photos sont de moi, je ne voulais pas payer de droit à Virginie)