les filles qui n’aimaient pas les garçons

Samedi matin (10h), je me réveille « chez tonton », il fait très frais, il n’y a pas à dire la Ravine des Cabris c’est proche du Tampon !

J’essaie désespérément de trouver mes repères. J’arrive quand même à me préparer et me motiver à chercher de quoi petit-déjeuner. 5 minutes en voiture (c’est en descente) et me voilà devant une boulangerie accolée à un coiffeur, c’est intrigant (il y aura des cheveux dans le pain ?). J’entre tout de même et découvre avec stupeur des recettes originales : des macatias ananas/coco, chocolat/coco, banane/coco… Ils ont un prix sur le coco rapé ou quoi ? j’en prends un au hasard et rentre « chez tonton », 10 minutes de voiture (c’est en montée). Mon petit-déjeuner s’est révélé finalement bon (in macatia we trust), je reçois un SMS d’Edith qui est déjà sur la plage avec TV. Elle me demande de les rejoindre, il y a des types louches qui les abordent.

Ni une, ni deux, je prends ma voiture et arrive à la plage (en jeans et sweat). Effectivement, deux types sont à côté de TV et Edith et essayent de les draguer.

Des tentatives qu’on peut qualifier de très pathétiques…

« Tu aurais de la crème solaire, c’est pour mon tatouage, il est récent et donc faut le protéger »

(Il n’a pas l’air vraiment récent ce machin)

« Merci, tu pourrais m’en mettre un peu sur le dos »

Non mais ça ne va pas ?!

Bref, nos deux bourreaux des cœurs poursuivront leur technique avec toutes les filles présentent sur cette plage.

« TV, Edith vous attirez les barges ! »

On notera que chacune s’est fait aborder par un type différent.

« Tu verras quand ce sera ton tour Gaël… »

Laissez-moi en douter les filles…

Après avoir fait des courses pour la soirée (on ne se fera pas avoir comme la veille, à poireauter 20 minutes pour un pain bouchon) on se retrouve derrière les grillages à écouter les répétitions des artistes de ce soir.

Le mode « groupie » d’Edith est une fois encore en marche quand on écoute les répèt’ de Toguna (Reggae Folk / Réunion). Je reçois un SMS de ma mère « T’es dans le journal d’aujourd’hui ».

L’heure de rentrer dans le village arrivé, je fonce récupérer un journal auprès hôtesses du Quotidien. « Ah ouais ! on est dans le journal !! » Fierté pathétique mais bon…

Après de nouveaux achats chez « L’effet Péï » et une gaufre de manger (encore ??) on court devant la scène des Filaos pour voir… ben Toguna forcément !

J’avoue avoir passé un très bon moment (malgré le stéréotype rasta/dreadlocks). Mais le concert dure plus longtemps que prévu, ce qui me fait raté le début du concert d’un gars que je tenais à voir ce soir-là.

Je veux parler du type qui a fait la chanson de l’année 2010, qui a fait danser l’Europe et qui est aujourd’hui presque apatride : le belge Stromae !

Je fonce vers la scène de la Poudrière et bien évidemment c’est le drame : il y a foule !

Alors que TV et Edith restent en retrait près d’une voiture exposée (à quoi ça sert d’exhiber une voiture dans un festival de musique ?) je tente de m’approcher de la scène.

J’y arrive tant bien que mal et croyez-moi, Stromae contrairement à ce qu’on pouvait penser, a beaucoup de talent et une vraie présence scénique (il est grand ça doit aider aussi).

J’apprécie donc ce bout de concert qui reste et KIFFE sa reprise d’Arno (Putain, putain). Je vous laisse vous faire une idée de ce cover avec ce passage télé :

Quand il n’y a plus de concert, ben, il y en a encore !

Après Stromae, changement de scène pour aller voir Richard Beaugendre un Mauricien guitariste très doué. Arrivé au Vince Corner, on remarque que Richard est un peu tout seul, à peine une vingtaine de personnes l’écoutent. Je trouve assez injuste vue la qualité de la prestation, mais alors que je m’apprête à monter un collectif de soutien, d’autres personnes arrivent et une foule digne du chanteur se forme (au bout de 25 minutes, il était temps !).

Le concert fini, on traverse la moitié du village pour aller prendre THE claque de la soirée : Blue King Brown (Groove/Reggae Australie). Une foule électrique attendent devant la scène, on retrouve même quelques blondes fumeuses bourrées (cf. première partie). Même si on est mal situé et que pour voir la scène on se risque au torticolis, le concert est simplement excellent : un gros mélange de tout et n’importe quoi mais très très énergique, une vraie bombe c’te chanteuse !

 

Le concert à peine fini on court écouter la salsa de Yuri Buenaventura sur la scène Salahin. Nous sommes très loin de la foule et c’est plaisant. Des couples autour de nous essayent de danser correctement. Un couple attire particulièrement notre attention. « Ils sont complètement bourrés ou bien ? »

Et là sans prévenir, un gars avec deux gobelets de bière à la main vient droit vers moi.

« Salut, ça va ? Je m’appelle XXX. Tu vois le gars là, c’est un de mes potes (mec du couple saoul), je lui ai renversé de la bière sur le T-shirt, donc je lui en ai racheté une… »

Il ME raconte pas mal de trucs pendant que TV et Edith nous regardent.

Au bout d’un moment (5 minutes) une amie à XXX débarque « Je te cherchais partout viens, on doit rejoindre les autres… » « Attends, j’ai pas fini de discuter avec ce gens sympathique »

Il finit par y aller et je n’ose pas me tourner vers Edith et TV qui éclatent déjà de rire. « Ben même toi, tu auras été abordé par un garçon aujourd’hui »

Pour ne pas les vexer, je n’ai pas précisé que MON garçon était quand même plus charmant que ceux qu’elles avaient sur la plage ce matin ! (na !)

On poursuit notre tour des scènes avec une nouvelle claque nommée : Ej Von Lyrik (Hip Hop d’Afrique du Sud). La petite scène du Vince Corner n’est pas suffisante pour contenir la joie d’un public conquis par le charme de groupe. Là encore beaucoup d’énergie et un brin de folie.

Il est 00h30 quand le concert s’achève, nous avons le choix entre The Bombay Royal (Bollywood funk) et Tony Allen (Afrobeat). On choisit ce dernier, toutefois, nos cerveaux (et nos oreilles) n’arrivent pas à se concentrer sur cette musique… « C’est soulant et très mou comparé à tout ce qu’on a écouté avant… »

Je finis par rentrer, en remerciant les filles. La route jusqu’à « Chez Tonton » est toujours aussi longue et une fois de plus quand j’arrive, je m’effondre sur le lit.

Cette nuit-là j’ai rêvé qu’une armée de Casanova pas très doué nous attaquait sur la plage…

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Une réflexion au sujet de « les filles qui n’aimaient pas les garçons »

  1. Waouw
    j adore trop!!
    Super réaliste tout ça!!!
    et C sur « ton garçon » était plus Charmant!!!
    mais bon, chacun sa chance!!!
    tes fotos meme en petit format sont terribles!;)
    et en effet, trop d accors avec toi, de nombreuses Claques musicales ce soir là et Stromae C vraiment une tuerie!!!un peu réticente à l’idée mais trop adoré!;):)
    Vivement le 3eme volet de ce sakifo!:D

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