conflits culinaires

A La Réunion, du fait de notre multiculturalité, la cuisine est un vrai mélange de saveurs. Chaque communauté a apporté son grain de sel et son épice.

Cette cuisine métissé est une aubaine pour celui qui aime manger. Cela peut néanmoins poser quelques petits conflits entre les gens n’ayant pas les mêmes traditions (ou religion), car sur l’île chacun fait un peu à sa sauce !

Faire une vidéo sur la nourriture cela fait longtemps que j’y pensais. L’idée de départ était de parler de la difficulté de trouver un plat quand j’invitais mes amis à dîner chez moi. Un vrai casse-tête pour satisfaire chacun, si cela m’agacer à certains moments, je dois avouer que ça m’a appris aussi à relativiser et à faire tester des plats « improbables ». Je ne remercierai jamais suffisamment le destin (?) d’être né dans un lieu avec autant de diversité !

Cette vidéo souhaite mettre en avant l’acceptation des réunionnais envers les régimes alimentaires de chacun, quelque soit ses croyances et ses traditions, mais aussi les parades que nous avons pour nous adapter à d’éventuels « conflits ». Je présente également (et rapidement) le configuration d’un plat créole typique (do riz lo grin la viand’ – une blague avec mes proches depuis de nombreuses années).

 

kossa i lé un pad ?

Enfin une nouvelle vidéo du genre « kossa i lé ? ». C’est fois-ci on s’intéresse à la star des éviers réunionnais, j’ai nommé l’éponge PAD ! Utilisée par toutes les ménagères avisées de l’île !

Je précise ne pas être payé par la société PAD pour faire la promotion (?) de leur éponge… (vous vous en doutiez, mais je le précise quand même)

Une vidéo un peu légère, car la prochaine risque d’être un peu plus lourde… bien sûr l’objectif reste de vous divertir. Quel réunionnais n’a jamais utilisé ce bout d’éponge ?

J’ai décidé dans cette vidéo de mettre en avant le « personnage aux lunettes de soleil » qui est le préféré de certaines personnes si j’en crois les commentaires sur Facebook. En parlant de ce réseau social, vous êtes aujourd’hui plus de 1000 à liker la page. Je vous en remercie !

kossa i lé un autocuiseur ?

Après avoir décrit les personnages « historiques » de La Réunion dans « Kissa i lé ? » voici « Kossa i lé ? » dont le but est de présenter les objets du quotidien réunionnais.

Pour cet épisode « pilote », si je peux dire, on s’intéresse à un appareil important de toute cuisine réunionnaise qui se respecte : l’autocuiseur (connu sous le nom de marmit’ do riz)

J’avais déjà parlé de cet appareil dans un ancien post écrit.

N’hésitez pas à donner votre avis sur ce type de vidéo !

le colicarry ©

C’est l’heure de préparer les prochaines vacances ! Il ne reste plus que quelques semaines avant que l’aéroport Roland Garros ne devienne une zone surpeuplée de touristes en manque de soleil et de réunionnais en manque de grands espaces (commerciales ?). Le moment parfait pour parler d’un soucis rencontrés par beaucoup de réunionnais.

L’histoire :

Armés des derniers billets d’Air Austral pour Lyon, Marseille ou Toulouse d’une main et du pass « continuité territoriale » de la Région Réunion de l’autre, mémé, pépé, momon et papa vont bientôt rendre visite à leur enfants et/ou petits-enfants, comme dans la pub de la Région ! (Vous voyez ? la pub avec des yabs –  et uniquement des yabs – trop contents de prendre l’avion…)

Hélas, un énorme problème va apparaître une fois arrivés en hexagone ! La valise.

Car oui, momon et mémé ont décidé d’emmener dans leur 23 kg autorisés : une « marmite » de cabris massalé, une marmite de civet d’tangue, deux paquets de 100 bouchons Asia Food Poulet/Combava et des bonbons coco hyper glycémiques. Considérant que ces mets typiquement réunionnais devraient réchauffer les cœurs de leurs progénitures expatriées travaillant durement à la SNCF, RATP ou dans des sociétés de nettoyage… (merci la mobilité !) ; les deux femmes n’ont pas eu froid aux yeux et ont pris un risque énorme… Elles n’auraient pas due se donner tant de peine.

Car en ouvrant fièrement leurs valises, elles vont constater que les pauvres bagages surchargés de nourriture n’ont pas supporté le voyage. Voilà que les bonbons cocos nagent dans le cabri massalé et que les bouchons sont parfumés tangue !

Un drame énorme pour ces deux cuisinières de voir leurs carrys dans cet état. Les enfants se contenteront d’un simple haussement de sourcils.

« bah… de toute façon, je n’aime plus trop le civet tangue, je préfère encore les pennes à la sauce pistou »

Il est temps mes amis de mettre un terme à ces histoires aux fins malheureuses, où des plats patrimoniaux sont martyrisés par des trajets en avion chaotiques !

Il est tant de mettre en place, une idée révolutionnaire : le ColiCarry © !

(musique de télé-achat) tou-tou-dou-dou…

Le ColiCarry © sera la révolution dans le transport de nourriture entre La Réunion et la Métropôle (avec l’accent sur le deuxième « o »). Contrairement à son rival fruitier, le Colipays qui se contente de fournir des fruits tropicaux, quelques bouteilles de rhum et un CD des « Plus belles chansons traditionnelles de La Réunion », le ColiCarry © va plus loin, en permettant à tout expatrié ou touriste en manque de la cuisine traditionnelle de la Réunion, de manger un plat local à 11 000 km de son lieu de production (anti-phrase).

Le ColiCarry © sera une collection de plats « surgelés » typiquement réunionnais, transportés avec le plus grand soin jusqu’aux villes les plus perdues* de France (*minimum requis : 20 000 habitants et une Poste efficace).

Rougail Saucisses – Suggestion de présentation

Ces plats seront d’une grande variété allant du massalé Coq au civet Zourite en passant par le poulet choca et le rougail saucisses. Des recettes concoctés par les meilleurs candidats de l’émission Gazon d’Riz de Réunion Première.

Esther Gaze, l’un des cuisiniers de ColiCarry, son civet zourite vous tente ? Appelez-nous !

Afin de satisfaire au mieux les clients et vivre pleinement l’expérience culinaire réunionnaise, les plats seront contenus dans des Tupperware en forme de « marmite » avec des séparations (genre bento) pour le riz, les grains, la viande, sans oublier l’indispensable rougail ! Un emballage élégant et pratique fabriqué en plastique de canne à sucre et passable au four à  micro-ondes et au lave-vaisselle (des tests devront être réalisés pour vérifier que le plastique de canne ne se transforme pas en bagasse dans le micro-ondes).

Le « Tupperware Marmite » – Photo non contractuelle

Un grand choix de grains serait disponible : Haricots rouges, Haricots blancs, lentilles de Cilaos, Pois du Cap (avec option massalé pour 3€ de plus)… il en serait de même pour les rougails : tomates, avocats, citron, gingembre, papaye verte, concombre…

un grand choix de grains !

Même si le carry sera au centre même de l’activité de ColiCarry ©, les entrées et desserts ne seront pas oubliés pour autant.

Les accras qui font la renommés de La Réunion seront présents dans un « kit accras » (logique) avec samoussas, bonbons piments, bouchons… (25 €) Tous aussi gras que dans les souvenirs des receveurs (la société ne pourra être tenus responsable des artères bouchés de ses clients)

Pour ce qui est des desserts, nous proposerons bien sûr les grands classiques de la gastronomie locale : du gâteau Papates au gâteau Ti Son en passant par les Bonbons Cravates et Bonbons Miel (on peut prendre « Chez Loulou » comme fournisseur ?). Des desserts légers qui rappelleront aux expatriés leur enfance et le taux important de diabétiques à La Réunion.

Avec des colis pratiques et aux prix imbattables (de 40 € pour le rougail saucisse à 75 € pour le cabris massalé + pois massalé citrouille, frais de port compris), le ColiCarry © contentera les nostalgiques de la cuisine réunionnaise.

Si vous voulez adhérer au projet et vous faire des couilles en or… je veux dire… contribuer à l’exportation dans le monde entier de notre cuisine si riche (dans tous les sens du terme), venez participer à la mise en place de cette nouvelle entreprise ! Combattons Picard et Thiriet ! Créons ColiCarry © !

Pour la vrai marmite noire passant au micro-ondes (si, si, elle existe !) c’est ici : http://www.cglpack.com/www-fr/innovation-marketing.marmite.123.111.html

La vraie photo du rougail saucisse a été prise sur ce blog de cuisine (aujourd’hui fermé, a priori) : http://lecarilela.canalblog.com/

La photo d’Esther Gaze (réel gagnant de Gazon d’Riz 2011) est tirée du site de Réunion Première…

c’est bio, c’est beau…

J’en ai entendu parler depuis longtemps. Je sais que ça existe, certains de mes collègues y vont souvent d’ailleurs. Moi, j’hésitais m’y aventurer, j’avais peur de cette expérience nouvelle, peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être à ma place.

Vous voyez de quel genre d’endroit je parle ? non ? Il s’agit du supermarché bio (non, je ne parlais pas de maison close).

Les produits issus de l’agriculture biologique : est-ce un phénomène de mode ? une vraie révolution ? un retour à une nourriture plus saine ? un pied de nez à la consommation de masse ? Je n’en sais rien, mais aujourd’hui après plusieurs hésitations, j’ai franchi le pas, pris mon courage à deux mains et je suis allé dans un supermarché Bio (la grande aventure >.<).

Ma collègue Kimi (gardons son anonymat intact…) m’avait parlé d’un petit magasin bio avec plein de légumes et quelques denrées alimentaires à des prix « abordables » tout près du plus grand hypermarché de l’île.

Kimi : « Vu que tu vis tout seul, ça vaut peut-être la peine de manger des produits sains, ça te changera… » me dit-elle un jour que je mangeais à pleine dent une pomme couverte de pesticides et importée d’Afrique du Sud sans l’éplucher…

Faisant partie, par la force des choses, de la classe des « jeunes cadres dynamiques » conscients des problèmes environnementaux et privilégiant une vie saine et sereine, je pense que le supermarché bio était une étape obligatoire à mon existence (le passage obligé pour quiconque a eu des cours d’agronomie sur les plants de tomates à la fac).

C’est donc cette réflexion de Kimi qui m’a aidé à franchir le pas. Voyons voir si je rentre effectivement dans la catégorie « Bobo, bio, branché ».

Première étape : localiser le magasin en question.

Grâce aux indications que Kimi m’a donnée au boulot, je n’ai pas trop de mal à trouver le supermarché en question… dans une zone résidentielle… dans un virage… avec une pauvre banderole dessus… et à 3 kilomètres du plus grand supermarché de l’île.

Deuxième étape : Entrer dans le magasin.

Je me gare sur le petit parking et déjà une série d’angoisses m’envahissent : « mon Dieu, je ne vais pas être à ma place, il doit y avoir que des gens qui savent faire la différence entre une graine de quinoa et une graine de sarrasin, qui ont vu 10 fois « Une vérité qui dérange », qui connaissent la quantité de CO2 qui a été produite l’année dernière sur Terre… »

Alors que je suis en plein remise en cause (qu’est ce que je fous là ??) un 4X4 se gare à mes côtés… « Ah ben, finalement il n’y a pas que des fans de Nicolas Hulot qui viennent ici… »

Bref, ma confiance en moi ayant fait « level up ! », je sors de ma voiture et entre dans le supermarché.

Enfin, « supermarché » est un grand mot, la pièce est de la taille d’un studio étudiant : 27 m2 caisse comprise.

Troisième étape : Faire le tour du propriétaire (ça devrait être rapide)

Au centre, se dresse une sorte d’autel central : le présentoir de légumes. Je m’approche, non sans crainte… les légumes sont ils aussi beau qu’on nous le prétend ? sont-ils frais et éclatant de santé ? Je suis à 1 mètres de la première casette de carottes et là… grosse désillusion : mais c’est minuscule ! C’est quoi cette arnaque ? Dans la casette : 8 carottes se sont perdus, restes d’une bataille féroce entre précédents clients ? Je regarde à droite, à gauche, en haut et en bas, cherchant le reste des carottes dans les casettes alentour : rien. « Les gars, vous êtes vraiment tous seuls ? » Si ces carottes pouvaient me répondre, elles m’auraient supplié de les achever. Toutes semblaient avoir fait le débarquement de Normandie : sales, cabossées, fripées. Pas une de fière et d’élancée. Je les aurais bien hachés menu tout de suite pour abréger la souffrance qu’a dû être leur existence.

Je regardes ce qu’il y a d’autres comme fruits et légumes : des ananas verts, des courgettes pour mini-pouces, des salades qui tirent la tronche, des bananes bien vertes (solidarité avec les ananas), du gingembre, persil, thym, pommes de terres et c’est tout. Bon Dieu quel choix !

Quatrième étape : chercher quelque chose à acheter.

Bon, maintenant que j’y suis autant acheté quelque chose. Je m’approche des autres rayons :

–     des petits pots pour bébés : ça ne va pas être possible

–     des graines : on ne m’avait pas menti !!! c’est donc vrai, les Bobos-Bio mangent des graines !! et il y a tout un choix en plus !

–     des conserves au format familial : pas pratique je vis tout seul

–   des pâtes : voilà qui est intéressant, des pâtes bios… Fusili 3 couleurs, spaghetti plate aux blé complets, farfalles à forme dissymétrique… que choisir, que choisir… Je me rabats sur des pennes qui me paraissent « normales » (2,6 € les 500 grammes)

Bien, je ne peux décemment pas acheter que des pâtes, il faut que je prennes autre choses, les autres clients vont me jugés…

Parlons-en d’ailleurs des autres gens ! Qui dit « supermarché bio » (dans ce cas, c’est plus un « marché bio »), dit produits bons pour la santé, donnant de l’énergie et pas contaminé par des pesticides, donc des consommateurs vigoureux, plein d’entrain. Et… non ! Les 3 pauvres clients présents ont l’air tout droits sortis d’expériences scientifiques pas catholiques. Leurs visages ont l’air contaminés par des substances nocives, ils sont dans le même état que les carottes précédemment citées. Ça se trouve, ils sont en train de muter ! à force de manger des graines, il se change petit à petit en oiseau et les déformations visibles sur leur visage sont le reflet de cette métamorphose en cours… (je m’égare un peu là)

Bref, loin des gens en bonne santé des pubs Carrefour, les clients de ce magasin bio font peur et tirent tous la tronche. Si cela vous fait aussi mal de payer 6 euros pour un sachet de graines, retrouvez le sourire en achetant un bon steak aux hormones à 2 euros, les gars !

Je finis par trouver des pots de confiture bio pour 6 euros (mon Dieu, je fais des folies !!). Le choix qui s’offre à moi : ananas, tomates et goyavier, toutes produites localement. Je suis intrigué par la couleur de la confiture de goyavier : marron. Law-Lam nous aurait menti !! la confiture de goyavier n’est pas naturellement rouge ?! Le choc ! trop intrigué, je mets le pot dans mon panier (il y a encore pas mal d’espace là-dedans).

Côté biscuits pour enfants, je retrouve encore des graines et des galettes de riz avec du chocolat bio dessus (nom de Zeus !). Je préfère m’enfuir et changer de rayon mais… il n’y en a pas plus. Ben oui, 27 m2 pour une boutique alimentaire, on en fait vite le tour. Dépité, d’avoir un panier vide, je retourne vers les « fruits et légumes ». Les carottes m’implorent toujours de leur chant : « achève nous !! ». J’en prends quatre.

Comme je comptais faire des courgettes avec mes pâtes, j’en prends aussi, 3 devraient suffire (je vous ai bien dit qu’elles étaient minuscules ces courgettes).

Cinquième étape : le paiement

Arrivé à la caisse, je me sens nul. Les clients avant moi sont chargés de légumes et de produits bio. Mon panier me semble bien vide. Je découvre en écoutant leur discussion avec la caissière qu’en réalité, ils ont tous commandé leur produits depuis le début de la semaine. Ahaha !! vous voilà démasqué ! c’est pour ça que les rayons sont vides ! il faut réserver ces achats !! Ce n’est pas un supermarché comme les autres, ici il faut faire la guerre et se prendre à l’avance pour avoir des légumes en quantité suffisante !

A mon tour, la (jolie) caissière me regarde à peine et tire la tronche (solidarité avec la salade ?), j’attends stressé la note salée qu’elle va m’annoncer… Je m’apprête à prendre mon téléphone pour avoir un crédit avec ma banque, je retire mon chéquier, ma carte bancaire et tous l’argent liquide que j’ai sur moi (pourvu que ça suffise). Montant total : 10, 60 euros.

Ouf ! mon compte ne sera pas à découvert ! (Ka-tchin)

Je l’a paie et percute 5 minutes après que je n’avais qu’un sachet de pâtes, un bocal de confiture, des carottes ridés et des courgettes de nains dans mon sac… C’est-à-dire pas grand chose !!

Juste après cette « expérience », je suis allé dans le supermarché normal à côté pour acheter les autres denrées nécessaires à ma survie (de la viande notamment) car ce n’est pas avec 100 grammes de carottes que je vais tenir la semaine !

Résultat final, j’ai fait des tagliatelles avec mes courgettes bios… croyez-le ou non, mai c’était mangeable >.< Je reviendrais peut être dans ce marché bio, mais cette fois j’espère trouver plus que des carottes rescapées de la Seconde Guerre Mondiale.

P.S : pendant que vous lisez ces lignes, je suis sur l’île Maurice. C’est beau la planification de post !

mangez du riz !

Dans toutes les cuisines réunionnaises, il est l’une des vedettes les plus adulées ! Sa notoriété n’a d’égal que son utilité. Souvent le premier « ustensile » acheté par mes compatriotes pour la préparation de leur repas, il trône fièrement dans la cuisine depuis des générations. Qui ? L’autocuiseur ! L’appareil qui cuit et garde au chaud la base même de l’alimentation réunionnaise (et accessoirement asiatique) : le RIZ.

(une minute de silence s’il vous plaît pour honorer cet appareil cher à nos cœurs bourbonnais).

« Quoi ? allo ? Virginie ? qu’est ce que tu dis ? ah quoi bon avoir une marmite à riz chez soi ? pourquoi acheter dans un tel instrument ? Ma chère amie zoreille, je vais devoir t’ouvrir les yeux (et ceux des lecteurs potentiels) sur l’importance de cet objet plus sacré qu’une voiture tunnée pour le réunionnais »

Commençons donc par décrire l’appareil.

L’autocuiseur ou marmite à riz (marmit’ do riz) est un « ustensile » permettant, comme vous l’avez compris, de faire cuire votre riz. On le retrouve dans tous les supermarchés réunionnais, non loin des casseroles et poêles, ou dans les boutiques « chinois » récalcitrantes, dans ce dernier cas la boîte est souvent jaunie et poussiéreuse et le prix est en francs (CFA). Il en existe bien évidemment de toutes tailles et pour tous les budgets (la mienne était à 10 euros mais je suis sûr qu’il en existe à plus d’un millier d’euros – en plaqué or).

L’appareil est souvent de fabrication asiatique ce qui peut expliquer les nombreuses fautes de français de la notice : « Pour faire cuire à riz, branché l’autocuiseur, vidé le riz et de l’’’eau puis apuyé sur « cuire » ».

Justement pour rectifier ses notices dignes d’un jeune Mongol apprenant le Français (un Mongol de Mongolie hein, restons sur l’Asie) je m’en vais vous faire une explication claire du fonctionnement de l’appareil !

C’est tellement simple que même mon chat pourrait y arriver s’il avait des doigts, et s’il se bouger un peu le c*l au lieu de constamment roupiller ! Bien, il suffit de mettre du riz dans la marmite… (après l’avoir un peu laver) et de rajouter trois fois le volume du riz en eau (bon d’accord ça peut paraître technique pour un novice). Disons pour faire plus simple : 1 verre de riz + 3 verre d’eau et c’est gagné (mode Dora l’Exploratrice). Pensez toutefois à utiliser le même type de verre pour votre dosage.

Branchez la machine et appuyez sur « Cuisson » ou « Cook » ou je ne sais quel bouton (le plus souvent il n’y en a qu’un).

Si vous possédez la marmit’ do riz édition DE LUXE, vous avez sûrement un compartiment supérieur vous permettant de cuire un autre aliment (vous en avez de la chance). J’ai testé pour vous la cuisson d’une courgette (après y avoir fait des trous).

Le principe est simple : lors de la cuisson du riz, la vapeur (montante) va cuire « à la vapeur » (logique) le légume situé dans le compartiment supérieur (la courgette), c’est simple n’est ce pas ? (vous décrochez ? pourtant j’ai mis des images exprès !).

Bref, la cuisson dure environ 30 minutes (le temps du journal télévisé ou d’un épisode de Plus Belle la Vie sur France 4 – avec la pub).

Dès que le riz est prêt, votre autocuiseur change de mode et passe en « garder au chaud » ou « warm », qui vous l’avez compris permet de garder votre riz au chaud. Quelle invention géniale n’est-il pas ?

Je vous conseille toutefois de consommer le riz et de ne pas garder ad vitam aeternam votre riz dans l’autocuiseur, ça serait bête de ne pas le manger après tout ça.

« Alors Virginie ? on se l’a ramène moins maintenant, hein ? Plus de riz en sachet à mettre dans de l’eau chaude, plus de riz à poêler dégueulasse, ni de cuisson à surveiller de près pour pas que la casserole déborde, l’autocuiseur est là ! »

Bon pour mes compatriotes réunionnais qui savaient bien évidemment à quel point cette invention était géniale et n’avez pas besoin d’un cours, je vous laisse quand même un petite recette toute conne et facile pour avoir un riz « différent » (ne vous attendez pas à de la grande cuisine). Mode Maïté « on » :

Pour cela vous aurez besoin :

De l’huile d’olive, un oignon, du cumin et de la crème liquide.

Pendant que votre riz est gentiment au chaud dans votre autocuiseur (quand il est cuit ou presque cuit), faites revenir dans un poêle un oignon finement haché avec un peu d’huile d’olive. Baisser un peu le feu et ajouter la crème liquide et le cumin, mélanger. Ajouter ensuite le riz et mélanger (z’avez vu comme c’est simple). Un riz au cumin, c’est pas si mal pour changer (saler et poivrer si vous en avait le cœur – aucun vrai réunionnais ne le ferais mais je le dis quand même)

Et bon appétit bien sûr !! (manque l’accent, mais difficile de le faire à l’écrit)

Mouhaha !

Pour ce 11 novembre 2011, j’ai forcément pensé à vous écrire un petit post. Bien sûr ne vous faites pas d’illusion, pour pouvoir publier un article le 11/11/11 à 11h11 il a fallu usé d’ingéniosité (un tout petit peu) et faire confiance à la publication automatique de post (merci WordPress !). J’aurais pu vous faire un post en lien avec cet événement « extraordinaire » qu’est l’invasion des UNS mais j’ai décidé de ne pas succomber à la tentation d’un article louche au profit d’un truc plus léger que j’avais promis à ma très chère amie Virginie !