et la santé surtout !

Bonne année 2013 zot’ tout !

Je vous souhaite une année remplie… de quoi ? à vous de voir ! Pour l’heure, quelques petits messages de la part des amis que nous nous sommes faits en 2012 :

2013-chaudron 2013-essence-prix-reunion 2013-maido 2013-requins

On a même un message d’un petit nouveau :

2013-dumile

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mon premier chien était un bâtard

Nintendo vient de sortir sa nouvelle console de salon : la Wii U, qui a le mérite d’avoir un nom digne d’une onomatopée… Elle ne manquera pourtant pas d’être un futur hit des cadeaux offerts pour ce Noël 2012 (si la fin du monde nous laisse tranquille tout ça).

Cette « sortie événement » ne manque pas de me rappeler un certain Noël dans les années 1990, quand j’étais encore un marmaille impatient que le 25 décembre arrive. Le Père Noël mes parents m’avaient offert une NES, la première vraie console de Nintendo avec deux jeux : un certain « Super Mario Bros » et un « Duck Hunt ». Dans ce dernier l’objectif était de tuer des canards… Je souhaites rendre hommage aujourd’hui à tous ceux qui ont joué à ce jeu :

duck hunt 2

Sinon en ce moment j’ai plein d’idées d’article, mais (hélas) je n’ai pas assez de temps pour les finaliser, promis je fais de mon mieux !

humeur : papa noël fais pas ton rapiat !

Cher Père Nowel,

En ces temps de crise et de doute où il ne fait pas bon d’être grec ou pédé* (il y a un lien entre les deux ?), je me disais que ce serait sympa que cette année tu ne fasses pas ton chieur avare et que tu nous files à tous, les cadeaux que l’on souhaite sans y regarder à la dépense.

Car vois-tu, vieil homme barbu arctophile, après toute la crasse qui nous ait tombé dessus cette année, nous sommes assez déprimés. Il est grand temps de faire un geste pour augmenter notre capital bonheur et réchauffer nos cœurs malheureux.

Rappelle toi en début d’année, notre cri d’agonie à cause de la hausse du prix des carburants. Une souffrance qui nous à pousser à nous rouler par terre devant l’entrée de la préfecture, tel un enfant dans un magasin de jouets pour obtenir une figurine d’Action Man. De nombreux automobilistes perdaient le moral à mesure que leur voiture se remplissait d’essence et que le compteur en euros augmentait.

Il y a bien eu un geste de la Région pour maintenir les prix, mais est-ce suffisant ?

Quelques semaines plus tard, c’était les jeunes réunionnais qui gémissaient de douleur dans les rues de Saint-Denis, du Port et de Saint-Louis. Des jeunes qui ne pouvaient s’offrir le dernier iPhone 4S** et des Nike Dunk fluos. Les poubelles et les abris de bus brûlés étaient l’expression de la douleur de ces adolescents qui ne peuvent pas consommer comme la société le leur impose.

Il y a eu des baisses de prix sur des produits de grande consommation (mais pas sur l’iPhone), est-ce bien suffisant ?

Regarde ensuite, les attaques de requins à répétition qu’il y a eu cet hiver. Impossible de ne pas déprimer quand on voit ses plages vides le long de la côte ouest. Comment ne pas compatir avec ces commerçants tristounes de ne pouvoir écouler leur stock de coca à 5 euros ? Et ses surfeurs regardant les vagues se déchaîner sans pouvoir en profiter ? Et ses professionnels de plongée, la larme à l’œil, ne pouvant faire payer 55 euros aux touristes pour un baptême de 30 min ? Ces attaques ont causé tant et tant de peine. Un maire a même décidé de prendre les devants en défiant la loi et la logique pour autoriser la chasse aux squales sur sa commune… sans succès. Un brave homme qu’on retrouvera d’ailleurs devant la préfecture*** larmoyant et dévasté, minerve au cou alors qui voulait sauver veuves et orphelins dont ceux de sa commune (si pauvres et désemparés).

Comment ne pas vouloir consoler tant de gens dans le besoin ? Il y a bien eu des actions de prévention contre les requins, des réunions avec le préfet, des journalistes battus, mais est-ce suffisant ?

Si ton regard n’est pas encore compatissant, Père Noël, alors regarde, regarde un peu, ces herbes jaunes, ces ravines asséchées, ces planteurs au bord de la dépression… la sécheresse a ravagé le Sud de l’île avec une sévérité jamais égalée****. Les agriculteurs ont la mine aussi décomposée que leurs tomates et ananas Victoria. Bien sûr, après des manifestations devant la préfecture, il y a eu une aide de 5 000 euros pour chacun des agriculteurs touchés, mais cette somme est-elle suffisante ?

Tu vois bien Père Noël, à quel point nous avons besoin d’aide, à quel point il nous faut du baume à cœur (ou à défaut de l’Inongan). Nous sommes un peuple qui a beaucoup souffert, nous sommes un peuple qui va encore souffrir (fond sonore). Alors s’il te plaît, ne fais pas ton rapiat papa Noël. Soit plus efficace que le Préfet, donne nous ces cadeaux qui nous redonnerons le sourire : ces iPod, iPhone, iPad, Galaxy S3, Nintendo 3DS, XBox 360, Audi A6, Mini Cooper, DS3, jeans Kaporal, montre Guess… qui combleront notre infortune et viendront compléter subventions, primes et aides sociales que nous quémandons à chaque manifestation. Offre nous Père Noël du fun, du prozac et des ailes, ce Noël de rêve que chaque réunionnais souhaiterait chez lui.

Z’enfant i pleur’ pas i gagn’ pa tété, mais si le z’enfant i pleure tout le temps, comment savoir ce qui doit réellement le combler ?

Cette année j’ai (réellement) connu des crasses et je souhaite des trucs pas trop compliqués pour Noël, alors pour mes amis en manque d’imagination, j’ai fait une liste de cadeaux. Quoi ? vous pensiez qu’après un discours aussi sarcastique, je n’allais pas oser mettre ma liste de cadeau ? Ahah ! C’est mal me connaître ! Si mes compatriotes peuvent rêver de joujoux hi-tech pour Noël, finalement pourquoi me priverais-je de désirer des cadeaux sympas ? (et dont le coût moyen est inférieur à 25 euros)

– La BD « Transmetropolitan » de Warren Ellis : le tome 1 ou le 2 ou le 3 ! La personne qui me trouve un de ces tomes aura droit à un bisou !

« Pyongyang » de Guy Deslisle ou « Les Chroniques Birmanes » c’est au choix

– un album d’Archive de préférence « Controlling Crowds »

– la saison 2 de « Borgen »

– le tome 2 de « Tu mourras moins bête » de Marion Montaigne

Ratchet et Clank : QForce sur PS Vita (parce que je suis un faux gamer) mais là je peux toujours me gratter.

Bien sûr, je n’aurais pas grand chose de ma liste le jour de Noël… alors je vais commencer à faire des économies pour me les offrir plus tard… ah tiens, 20 centimes dans ma poche droite ! C’est un bon début. Et vous malgré la crise et les subventions, quels sont vos envies de cadeaux ?

……………………………………………………………………………………

Pour comprendre parfaitement les sarcasmes et références de ce texte, il est conseillé de cliquer sur les liens

* terme affectif, il va s’en dire

** à l’époque

*** décidément la préfecture c’est the-place-to-be à La Réunion

**** comme l’année dernière, comme l’année d’avant…

il était une fois… le pôle océan

Il était une fois, dans le Royaume de Saint-Denis, un bout de quartier proche du centre historique et de l’Océan.

Ce petit bout de ville possédait quelques commerces, une gare routière, des maisons et même un vendeur de samoussas. Ce n’était pas le plus bel endroit de la ville, à vrai dire, il ne possédait rien de bien particulier qui puisse le démarquer des autres lieux dionysiens. Pourtant un beau jour, le seigneur de la ville prit une décision. Il voulut détruire ce morceau de quartier sans histoire pour en faire un immense complexe commercial.

Il demanda à des ingénieurs très compétents d’imaginer une grande construction moderne, splendide et grandiose qui rendrait jaloux tous les autres suzerains de l’île.

Les très compétents ingénieurs imaginèrent alors une immense structure de verre, de béton et d’acier pouvant contenir des centaines de boutiques et des milliers de visiteurs. Ils rajoutèrent à leurs plans de grandes salles de cinéma, une nouvelle gare routière et même un hôtel pour accueillir les invités étrangers venant découvrir le Royaume. Ils présentèrent ensuite leur projet au seigneur.

« N’est ce pas trop faste pour mon Royaume ? » s’enquit le souverain.

« Non, mon seigneur, rien n’est trop beau pour votre Royaume, aucun édifice n’est semblable à celui-ci. Tous les souverains de l’île jalouseront notre ville ! » répondirent les très compétents ingénieurs.

Le souverain convaincu et satisfait des plans, schémas et maquettes que lui présentèrent les ingénieurs, décida de lancer l’érection du centre commercial. Il appela ses crieurs publics et leur ordonna d’informer au peuple de tout le Royaume dionysien qu’un nouveau quartier aller voir le jour et qu’il sera le plus beau de tous les quartiers de la ville !

Il ordonna également à ses sbires de préparer le quartier, déjà habité, à la construction de ce nouveau complexe commercial.

Dans les rues du Royaume, les crieurs publics clamez aux habitants : « Oyez, oyez, braves gens, écoutez la bonne nouvelle que nous vous apportons. Notre bon souverain, dans sa grande générosité, veut offrir à ses sujets un nouveau lieu de distraction, si beau, si moderne qu’il fera des envieux par de là nos frontières. Bientôt, une nouvelle gare, un nouveau centre commercial, un hôtel et des salles de cinéma seront construits dans un sublime écrin de verre, de béton et d’acier, tout proche de l’océan du Nord ! ».

Les sujets étaient attentifs à cette annonce ; certains s’enthousiasmaient, d’autres s’inquiétaient d’une possible hausse de la dîme et de la gabelle pour financer ce projet grandiloquent… Tous commencèrent à débattre de l’intérêt d’un nouveau complexe commercial : « C’est l’occasion de rendre la ville plus belle ! » disaient certains. « Cela n’est-il pas trop ambitieux ? » hasardaient d’autre.

Dans l’ombre, d’autres habitants n’étaient pas contents, pas contents du tout. C’étaient les riches commerçants déjà présents dans le centre. Ils s’inquiétaient de la perte de client qu’un tel projet pourrait produire. Aussi ils se réunirent pour former une société secrète. « Non, non ! Nous ne pouvons laisser cela se faire ! Comment le souverain ose t-il construire un nouveau complexe commercial sans nous demander notre avis ? Ce sera une concurrence déloyale ! Les habitants vont fuit nos échoppes pour aller vers ce nouvel endroit ! Nous courrons à notre perte ! Il ne faut pas que le projet du souverain voit le jour !  Nous devons agir ! »

Pendant ce temps dans son palais, loin de ces frénésies et chuchotements, le suzerain dionysien préparait son chantier. « Il faut exproprier les gens qui habitent le quartier ! Il faut de la place pour mon beau projet ! Il faut déplacer la gare routière ! Il faut de la place pour mon beau projet ! Il faut supprimer les parkings ! Il faut de la place pour mon beau projet ! ».

« Oui, mon bon seigneur ! Tout pour vous plaire, mon bon seigneur ! Nous allons tout faire, mon bon seigneur ! » répétaient en cœur les ingénieurs, sbires et penseurs.

Ainsi, des bulldozers et des hommes de loi parcoururent le quartier du futur centre commercial. Les habitants furent expulsés, les maisons détruites et la gare routière déplacée au Nord.

Les sujets qui prenaient le bus étaient mécontents « Mon seigneur, écoutez notre doléance : pourquoi déplacer la gare si loin, cela n’est pas aisé pour nous qui prenions les transports en commun, n’y a-t-il pas un autre moyen ? »

Le seigneur se tourna vers ses ingénieurs pour trouver une réponse : « Ne vous inquiétez pas pauvres gens, ce n’est que provisoire, cela durera le temps de construire le complexe, ensuite, vous aurez une belle gare routière toute neuve qui fera envier tous les gens du Royaume et au-delà ! »

Le seigneur rajouta : « Pendant les travaux, qu’on mette à la disposition des usagers, des tentes, des bancs et un container dans la gare routière provisoire. Tout va bien se passer, vous aurez un nouvel édifice bientôt ».

Les habitants partirent mais n’étaient pas rassurés pour autant.

La colère au sein des riches commerçants de la ville commença à se manifester. Au début, ils donnèrent des tracts aux passants pour les sensibiliser, puis ils firent des réunions, puis des manifestations : « Ecoutez-nous peuple de Saint-Denis, écoutez-nous ! Notre souverain nous trompe, son projet sera terrible pour le Royaume, il sera coûteux et nous entraînera tous dans la misère ! Regardez ces gens qu’il a expulsés de chez eux aveuglé par sa folie ! Les commerçants qui viendront dans ce nouveau complexe, seront des voleurs, des étrangers et gens malsains ! Le souverain a perdu la raison, nous devons l’empêcher d’accomplir son dessein ! »

La propagande commença à fonctionner. Ceux qui étaient contre le projet était de plus en plus nombreux. « Les commerçants ont raison, nous ne devons pas laisser naître ce projet ! Cela va nous coûter cher ! Et puis regardez ces malheureux marchands qui ont déjà tellement de mal à vendre leurs produits et à boucler leur fin de mois… Leur discours et leurs malheurs nous ont touchés le cœur ! »

Voyant le nombre de gens augmenter dans leur rang, les commerçants se frottaient les mains. « Si nous convainquons suffisamment le peuple, le complexe ne verra jamais le jour et nous pourront prolonger notre règne sur les ventes des rues de Saint-Denis et garder nos prix aussi exorbitants puissent-ils être… »

La colère grandissant, le souverain commençait à s’inquiéter et essaya de calmer son peuple. « Allons, allons, je fais cela pour notre bien à tous ! Oui, cela sera une dépense importante mais je vous promets que nous y trouverons à gagner dans l’avenir ! Faites-moi confiance ! »

Si en public, il paraissait sûr de lui, dans l’enceinte du palais, il regardait ses conseillers avec de plus en plus d’anxiété. « Êtes-vous sûrs que ce projet tienne la route ? Ne suis-je pas en train de commettre une erreur ? »

« Non, mon seigneur, tout va bien, tout va bien ! »

« Le peuple n’est pourtant pas content et mon règne arrive bientôt à échéance, ne dois-je pas faire machine arrière ? »

Car, oui, sur cette terre, un souverain ne garde pas sa place à la tête de la cité trop longtemps. Malgré ces apparences de royaume et de dynastie, la contrée faisait partie d’une république démocratique. Le seigneur du Royaume de Saint-Denis était élu tous les 6 ans.

De son côté, le quartier, lui, était déjà entièrement rasé. Il ne restait plus rien. Un champ vide attendant les constructions promises avec impatience.

La gare fût déplacée au Nord et des tentes provisoires furent mises en place, les voyageurs s’adaptèrent tant bien que mal.

Écoutant ses conseillers et restant dans ses illusions de grandeur, le seigneur ne lâcha pas son projet, malgré les ralentissements qu’il prenait. Hélas, les élections approchèrent.

Son principal adversaire pris pour cible le projet du complexe commercial. Il fustigeait le souverain en place et son idée : « Irréaliste ! Dément ! Démesuré ! » Les têtes acquiescèrent encore.

Et boum ! Les élections ont lieu, les résultats sont frappant : le souverain doit quitter sa fonction, son concurrent obtient sa place.

A peine assis sur le trône, le nouveau souverain décide d’annuler l’érection du complexe commercial. Adieu, commerces, cinéma, gare routière !

« Nous verrons ce que nous pouvons faire de cet espace proche de l’Océan, que l’on m’appelle les ingénieurs, conseillers, sbires et penseurs ! Décidons d’un nouveau projet, je souhaite qu’il soit ambitieux, moderne et symbolique ! ».

Cela fait 6 ans maintenant que le quartier a été détruit, il ne reste qu’un ground zero, un projet inachevé. Nous attendons encore et toujours la nouvelle idée qui remplira ce vide.

Aujourd’hui, la gare routière provisoire est toujours au même endroit, les tentes et les containers aussi. Nous sommes loin de la bâtisse moderne promise il y a si longtemps.

Voilà, mon enfant, telle est l’histoire du Pôle Océan.

Maintenant, dors, demain, je te raconterai le destin tragique du tram-train.

(article envoyé depuis Sha’n Tea –> voir liens)

humeur : kilian et anais

Ce n’était une surprise pour personne, pourtant cela a fait son petit effet vendredi soir. Kilian Jornet est devenu le vainqueur du Grand Raid 2012, vingtième édition.

Dès le (faux ?) départ jeudi soir au Cap Méchant de Saint Philippe, nous avons tous pu suivre l’avancé de ces fous qui, une fois l’an, traversent la Réunion pour un pèlerinage en l’honneur du Dieu des montagnes. Très vite, nous avons compris que le catalan de 24 ans (bientôt 25), largement favori, allait remporter la compétition. Plus la journée de vendredi avançait, plus Kilian nous surprenait par sa force, son énergie, son Français parfait et sa gentillesse envers les journalistes… même les plus pots de colle.

À Mafate, Kilian rejoignit Roche Plate à Maïdo en 1h30*… un exploit qui fera dire à mon chef de service légèrement « jaloux » que ce garçon devait faire pipi fluo… « Sur ce, moi je vais fumer une cigarette… ». Extra-terrestre ? Futur Lance Armstrong ? ou simplement un homme qui nous refile des complexes ?

Dieu a un nom : Kilian Jornet
(photo AFP – récupéré sur le Républicain Lorrain)

J’espère juste que l’exploit de l’Espagnol donne envie à mes compatriotes de se mettre à la randonnée (le trail c’est dur quand même) et expliquer aux jeunes qu’il n’y a pas que le football et la 3DS dans la vie.

Quoi ? On pourrait aussi donner à son futur enfant le prénom de « Kilian » ? Je reste sceptique sur l’efficacité de la chose, on a vu ce que cela (n’) a (pas) donné avec les garçons nommés Zinedine (ils ont 14 ans aujourd’hui).

Outre Kilian, un autre prénom a fait sensation la semaine dernière : Anaïs, le premier système dépressionnaire de la saison cyclonique (si tôt ? la fin du monde approche !). Anaïs a donné la « tremblade » aux raideurs quand Météo France a procédé à son baptême 4 jours avant le départ.

Anaïs, une déception tropicale
(Image de meteo-reunion.com – sur Zinfos974)

Et puis… pas grand chose finalement. Anaïs n’a pas été à la hauteur d’une vraie dépression et s’est épuisée avant de toucher les côtes réunionnaises. Une pluie « sympathique », un ciel gris et puis s’en va. N’en déplaise aux raideurs, j’espérais sincèrement que les pluies soient plus fortes. Il faut l’admettre un cyclone cela fait du bien. Je vous en assure ! ça remet les idées en place, ça relance l’économie (des supermarchés), ça fait grimper l’audimat de FreeDom, ça remplit les nappes phréatiques**, et ça arrose ! Raaah, les planteurs du Sud auraient cessé de gémir devant le portail des administrations à cause de la sécheresse !

Pourtant malgré l’échec d’Anaïs et le manque d’eau, on ne les entend plus. Ah, le JIR me donne la réponse

À défaut de pluie, ce sont 3,2 millions d’euros d’indemnités qui vont être versés aux 637 exploitants touchés par la pénurie d’eau. Alors, voyons voir 3,2 millions divisés par 637… Ma calculatrice me dit que cela fait 5 023 euros par tête de pipe. Je veux bien que z’enfant i pleur’ pas na poin tété mais quand même…

Et sinon, mon gardenia est en train de mourir sur mon balcon, j’ai droit à des indemnités pour le préjudice causé ou je dois attendre le prochain cyclone… Boldwin ? Sinon je peux arroser ma plante… bonne idée, ça… arroser… vous savez si les agriculteurs y ont pensé ?

* il faut plus de 3 heures pour un bon marcheur

**trust me I’m a hydrogeologist