georgette clooney

A La Réunion on ne dit pas café, on dit le lion…

Cafe le Lion Letchi

Presque du café… un mélange…

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le colicarry ©

C’est l’heure de préparer les prochaines vacances ! Il ne reste plus que quelques semaines avant que l’aéroport Roland Garros ne devienne une zone surpeuplée de touristes en manque de soleil et de réunionnais en manque de grands espaces (commerciales ?). Le moment parfait pour parler d’un soucis rencontrés par beaucoup de réunionnais.

L’histoire :

Armés des derniers billets d’Air Austral pour Lyon, Marseille ou Toulouse d’une main et du pass « continuité territoriale » de la Région Réunion de l’autre, mémé, pépé, momon et papa vont bientôt rendre visite à leur enfants et/ou petits-enfants, comme dans la pub de la Région ! (Vous voyez ? la pub avec des yabs –  et uniquement des yabs – trop contents de prendre l’avion…)

Hélas, un énorme problème va apparaître une fois arrivés en hexagone ! La valise.

Car oui, momon et mémé ont décidé d’emmener dans leur 23 kg autorisés : une « marmite » de cabris massalé, une marmite de civet d’tangue, deux paquets de 100 bouchons Asia Food Poulet/Combava et des bonbons coco hyper glycémiques. Considérant que ces mets typiquement réunionnais devraient réchauffer les cœurs de leurs progénitures expatriées travaillant durement à la SNCF, RATP ou dans des sociétés de nettoyage… (merci la mobilité !) ; les deux femmes n’ont pas eu froid aux yeux et ont pris un risque énorme… Elles n’auraient pas due se donner tant de peine.

Car en ouvrant fièrement leurs valises, elles vont constater que les pauvres bagages surchargés de nourriture n’ont pas supporté le voyage. Voilà que les bonbons cocos nagent dans le cabri massalé et que les bouchons sont parfumés tangue !

Un drame énorme pour ces deux cuisinières de voir leurs carrys dans cet état. Les enfants se contenteront d’un simple haussement de sourcils.

« bah… de toute façon, je n’aime plus trop le civet tangue, je préfère encore les pennes à la sauce pistou »

Il est temps mes amis de mettre un terme à ces histoires aux fins malheureuses, où des plats patrimoniaux sont martyrisés par des trajets en avion chaotiques !

Il est tant de mettre en place, une idée révolutionnaire : le ColiCarry © !

(musique de télé-achat) tou-tou-dou-dou…

Le ColiCarry © sera la révolution dans le transport de nourriture entre La Réunion et la Métropôle (avec l’accent sur le deuxième « o »). Contrairement à son rival fruitier, le Colipays qui se contente de fournir des fruits tropicaux, quelques bouteilles de rhum et un CD des « Plus belles chansons traditionnelles de La Réunion », le ColiCarry © va plus loin, en permettant à tout expatrié ou touriste en manque de la cuisine traditionnelle de la Réunion, de manger un plat local à 11 000 km de son lieu de production (anti-phrase).

Le ColiCarry © sera une collection de plats « surgelés » typiquement réunionnais, transportés avec le plus grand soin jusqu’aux villes les plus perdues* de France (*minimum requis : 20 000 habitants et une Poste efficace).

Rougail Saucisses – Suggestion de présentation

Ces plats seront d’une grande variété allant du massalé Coq au civet Zourite en passant par le poulet choca et le rougail saucisses. Des recettes concoctés par les meilleurs candidats de l’émission Gazon d’Riz de Réunion Première.

Esther Gaze, l’un des cuisiniers de ColiCarry, son civet zourite vous tente ? Appelez-nous !

Afin de satisfaire au mieux les clients et vivre pleinement l’expérience culinaire réunionnaise, les plats seront contenus dans des Tupperware en forme de « marmite » avec des séparations (genre bento) pour le riz, les grains, la viande, sans oublier l’indispensable rougail ! Un emballage élégant et pratique fabriqué en plastique de canne à sucre et passable au four à  micro-ondes et au lave-vaisselle (des tests devront être réalisés pour vérifier que le plastique de canne ne se transforme pas en bagasse dans le micro-ondes).

Le « Tupperware Marmite » – Photo non contractuelle

Un grand choix de grains serait disponible : Haricots rouges, Haricots blancs, lentilles de Cilaos, Pois du Cap (avec option massalé pour 3€ de plus)… il en serait de même pour les rougails : tomates, avocats, citron, gingembre, papaye verte, concombre…

un grand choix de grains !

Même si le carry sera au centre même de l’activité de ColiCarry ©, les entrées et desserts ne seront pas oubliés pour autant.

Les accras qui font la renommés de La Réunion seront présents dans un « kit accras » (logique) avec samoussas, bonbons piments, bouchons… (25 €) Tous aussi gras que dans les souvenirs des receveurs (la société ne pourra être tenus responsable des artères bouchés de ses clients)

Pour ce qui est des desserts, nous proposerons bien sûr les grands classiques de la gastronomie locale : du gâteau Papates au gâteau Ti Son en passant par les Bonbons Cravates et Bonbons Miel (on peut prendre « Chez Loulou » comme fournisseur ?). Des desserts légers qui rappelleront aux expatriés leur enfance et le taux important de diabétiques à La Réunion.

Avec des colis pratiques et aux prix imbattables (de 40 € pour le rougail saucisse à 75 € pour le cabris massalé + pois massalé citrouille, frais de port compris), le ColiCarry © contentera les nostalgiques de la cuisine réunionnaise.

Si vous voulez adhérer au projet et vous faire des couilles en or… je veux dire… contribuer à l’exportation dans le monde entier de notre cuisine si riche (dans tous les sens du terme), venez participer à la mise en place de cette nouvelle entreprise ! Combattons Picard et Thiriet ! Créons ColiCarry © !

Pour la vrai marmite noire passant au micro-ondes (si, si, elle existe !) c’est ici : http://www.cglpack.com/www-fr/innovation-marketing.marmite.123.111.html

La vraie photo du rougail saucisse a été prise sur ce blog de cuisine (aujourd’hui fermé, a priori) : http://lecarilela.canalblog.com/

La photo d’Esther Gaze (réel gagnant de Gazon d’Riz 2011) est tirée du site de Réunion Première…

my name is…

Plusieurs choix sont offert pour cet article : la version du Courrier des lecteurs du Quotidien de la Réunion (ici) ; le texte original (ci-après) et la vidéo (en fin d’article et ici)

Le 19 octobre 2011, notre cher pays, la France (je préfère toujours préciser de quel pays je parle) accueillait un heureux événement : la naissance d’un bébé.

La femme de notre président de la République, Carla Bruni-Sarkozy, a accouché à la clinique de la Muette de Paris. Il y a des choses qui sont tellement ironique qu’on a du mal à le croire : une chanteuse presque aphone qui enfante à la clinique de la Muette, personne à l’Elysée n’a eu l’idée de lui conseiller un autre hôpital pour éviter des blagues aussi pourrie que la mienne ?

C’est la première fois qu’un président français en exercice devient papa… tous les français en sont émus et beaucoup de mes concitoyens dans un geste de sympathie sont prêt à accorder à notre président un congé paternité exceptionnellement prolongé dès le mois d’avril 2012. On ne badine pas avec l’éducation des enfants surtout les plus jeunes !

Mais ce n’est pas l’arrivée d’un bébé à l’Elysée qui m’interpelle, non ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est le prénom de l’enfant élyséen, qui a été gardé secret quelques temps. La fille de notre président s’appelle Giulia, un prénom italien nous rappelant les origines Piémontaise de la première dame de France.

Ce prénom n’a pas plus aux oreilles d’une personne, je parle de la star des beaufs racistes campagnard et des xénophobes urbains, j’ai nommé Marine le Pen. La présidente du FN aurait préféré que la fille du président porte un nom bien français, un nom du terroir, comme Julie, Brigitte, Elodie, mieux encore pourquoi pas Françoise ou Martine, hein ?

Ce qui est beau Mme Le Pen dans notre pays justement c’est que les parents sont libres dans le choix du prénom de leurs enfants, cela permet d’éviter les redondances, c’est plus pratique pour se démarquer, non ? Mais évidemment, ce n’est pas parce que je suis en partie malbar que mes parents se sont sentie obligé de m’appeler Vijay, Sanjay ou Krishna. Et ce n’est pas parce que je suis en partie yab qu’ils ont choisi mon prénom dans ce sens, j’aurais eu droit à un Alexis, Hubert ou Bertho.

Je suis d’accord Mme Le Pen, cette liberté dans le choix du prénom peut entraîner des dérives. Certains de mes compatriotes réunionnais en sont de bons exemple tellement ils ont appliqué cette liberté de prénom avec passion et imagination. Car oui, ce n’est pas tout de pouvoir choisir le prénom de son enfant, il faut encore trouver l’inspiration, la référence qui va donner au prénom de cet être cher tout son sens. Et pendant longtemps la référence culturelle ultime de nous autres réunionnais c’était bien sûr la télévision. Beaucoup de marmaille doivent leur nom à des émissions télé.

Dans les années 1990, c’est dans les séries américaines que certains prénoms de bébés réunionnais sont trouvés. De nombreux marmailles ont eu droit à des patronymes issus des illustres séries Beverley Hills, Melrose Place et autres soaps du genre Amour, Gloire et Beauté. Quand l’instit à l’école, devait faire l’appel, ça pouvait donner ceci :

Dylan Boyer

Kimberly Hoareau

Taylor Minatchy

Brandon Payet

Alison Souprayen

Mais heureusement cet effet de mode s’est estompé dans les années 2000 avec le boum des telenovela sur les chaînes d’outre-mer. Les enfants ont eu droit à des noms encore plus exotiques et très diversifiée :

Marimar Dijoux

Sergio Minatchy

Marimar Payet

Sergio Rivière

Gustavo Soucramanien

Dans cette masse des personnages issus des séries télévisées, ils avaient des irréductibles, qui préféraient la « poésie » plutôt que la culture télévisuelle : on ne compte plus le nombre d’Océane, Aurore et autres Enzo

Aujourd’hui en l’an de grâce 2011, les parents réunionnais laissent enfin la télévision à sa place, c’est-à-dire dans le salon et non dans le berceau de leur marmot et ils privilégient leur sens créatif dans le choix des prénoms afin de rendre, pensent-ils, leur enfant encore plus unique. On peut voir ce fait toutes les semaines dans le Quotidien de la Réunion dans la rubrique des heureux événements, les prénoms imaginaires sont à la mode :

Maëlla, Lukas, Louman, Matyss et autres déformation et abominations orthographiques.

Une dernière mode a également fait son apparition : les prénoms issus de la contraction de deux autres prénoms :

Alexandré, Maxendre, Léocadie, Linaëlle…. Le pire c’est que les parents sont tellement fiers de leur trouvaille qu’on n’ose pas critiquer le prénom de leur enfant, par crainte de les vexer (car jamais oh grand jamais, il ne faut vexer son entourage)

C’est à se demander si certains parents sont conscients que leur mioche ne restera pas un enfant toute sa vie et qu’un beau jour, il devra chercher du travail, se marier et peut être avoir un poste à hautes responsabilités : « Je me présente Dr Parvédy Brandon Poséidon »

Donc ma chère Marine, vous voyez, il a vraiment pire qu’un prénom italien…

Mais si je puis me permettre une dernière remarque, vous savez ce qui me désole le plus dans cette histoire de prénoms inventés ou issus de la culture télévisuelle ? C’est que ses personnes ne connaîtront pas le plaisir de « fêter » leur prénom dans l’année, car il n’est pas dans le calendrier, contrairement aux vrais prénoms catholiques à la sonorité si douce à nos oreilles : Bernadette, Venceslas, Fleur ou encore Jean-Eudes.

P.S : Mon fils s’appellera Stanislas ou il ne s’appellera pas !

fanm’ désespérées dans la caze

« Fanm’ désespérées dans la caze » serait l’adaptation réunionnaise de la célèbre série américaine « Desperate Housewives ».

La série montrerait les difficultés des femmes réunionnaises sur une île qui est passée en 30 ans de la case en bois sous tôle sans électricité aux lotissements chics de CBO avec télévision par satellite, piscine et parking numéroté. Je devrais bientôt déposé mon idée à Réunion 1ère, Antenne Réunion et Télé Kréol… et laisser mon idée au plus offrant de ces 3 chaînes.

La série se déroulerait justement dans un lotissement flambant neuf où les familles s’endettent sur 56 ans pour la construction de leur petite maison « créole » de 100 m2 avec 40 m2 de jardin et une niche pour le chien.

Comme dans la série originale, « Fanm’ désespérée dans la caze » raconterait l’histoire de 4 amies de longue date et voisines, mais elle se situerait dans la petite « impasse des Bougainvilliers roses ». Les noms et certains traits des personnages devant être changés pour mieux s’adapter au contexte local, le feuilleton devra quand même tenter de s’approcher des caractéristiques de la série originale… j’ai bien dit « tenter »

Synopsis :

La série débute par le meurtre, de l’une des amies des 4 héroïnes, Marie-Alice Sinamon (les ressemblances avec une personne existante et ayant existée ne sont que fortuites) par son mari Paulo. Marie-Alice commentera en voix-off et d’outre-tombe les déboires de ces quatre petites camarades avec le franc parler qui lui est propre. Son histoire servira de fil rouge à la première saison, pendant laquelle ses amies vont essayer de comprendre ce qui a poussé Paulo a tué sa femme (Marie-Alice avait un terrible secret, Paulo n’était pas le père de son enfant).

Présentation des personnages :

SUZANNE MAILLOT

Ce personnage est une jeune divorcée de 35 ans, mère d’une adolescente de 16 ans, Julia (faites le calcul). Après avoir rencontré ce qu’elle pense être l’homme de sa vie au lycée et s’être installé avec lui à l’âge de 18 ans, Suzanne découvre que son mari n’est qu’un moukat’, collectionneur de maîtresses. Elle le quitte et obtient une pension misérable, ne permettant même pas de s’abonner à Canal +. Ce manque d’argent ne fera qu’amplifier sa relation avec sa fille, toutes les deux iront très souvent aux allocations familiales et aux aides pour « fanm’ seule » du Département. Julia ira jusqu’à étudier assidûment pour décrocher une bourse, ce qui n’est pas rien quand on sait la paresse des jeunes réunionnais de 16 ans à l’heure actuelle !

Après avoir été une ancienne conteuse d’histoire à la « kriké, kraké » pendant son mariage, Suzanne devient, grâce a un bon coup de piston, employée communale au sein d’une école primaire où elle anime un atelier histoires et dessins pour les enfants d’une ZEP. Ses maladresses et son don inné pour se mettre dans le pétrin font de Suzanne, le personnage le plus attachant de la série.

BRIE DE VILLECOURT

Brie est le stéréotype de la parfaite ménagère réunionnaise. Très, très à cheval sur la propreté de sa maison, elle passe la serpillière tous les jours, repasse les vêtements de sa petite famille avec application et prends soin de sa cour. Ainsi elle n’oublie pas de nettoyer le fond de son jardin (pour lutter contre le chikungunya) et de tuer les merles maurice présents sur son pied de letchi à coup de fusil. Grande catholique pratiquante, Brie assiste à toutes les cérémonies religieuses importantes de l’île : Fête de la Salette, Assomption, Noël et Pâques habillée de son éternelle chapeau en paille. Elle visite aussi souvent que possible les statues religieuses de l’île pendant ses ballades dominicales (Vierge noire, Vierge au parasol et autres Saint-Expédit à qui elle fait des offrandes).

Mais sous ce vernis sentant bon le camphre, Brie a beaucoup de difficulté avec sa famille. Son mari, un médecin zoreil charmant, surfe sur des sites Internet peu recommandables au moins de 16 ans et passe des petites annonces échangistes dans le Quotidien. Quant à ses enfants, ils lui font voir de toutes les couleurs ! Alors qu’elle l’imaginait ingénieur biologiste au Cirad, sa fille Danielle est une vraie petite conne trop gâtée ne pensant qu’à fréquenter les boîtes de nuit de l’île et changer de petit ami comme de chaussures à talons. Son fils, envoyé à l’université pour suivre des cours de droit et devenir avocat, préfère passer ses soirées sur le front de mer de Saint-Denis habillé en robe à paillettes en racolant des hommes mariés en manque d’amour.

LYNE SOUPRAYEN

Avec ses 8 enfants (dont 2 paires de jumeaux), Lyne Souprayen est la fanm’ désespérée la plus soutenue par les allocations familiales. Étudiante brillante depuis la maternelle, elle est la première du quartier à avoir réussi son installation de parabole du premier coup. Elle est devenue en peu de temps la vice-présidente d’une société d’agro-alimentaire qui fait revivre la marque Solpak. Avec son travail, son stress et les heures d’embouteillages sur la route du littoral, Lyne Souprayen a du mal à concilier travail et vie de famille.

Elle aurait pu compter sur son mari Tom, mais ce dernier, père médiocre mais chômeur doué, considère que « père en foyer » n’est pas un travail pour « le z’honmme ». Il passe ses semaines au snack-bar du coin à vider des dodos et ses week-ends dans les stades de foot à supporter les équipes de la D1P. Bref, la vie n’est pas rose pour Lyne Souprayen, mais heureusement que ses amies sont là pour lui remonter le moral (voir l’épisode où Brie garde les enfants de Lyne pendant que celle-ci va chercher son mari au commissariat de Malartic pour bagarre de pistaches pendant une match de foot au Stade de l’Est)

GABRIELLE SILOSIA

Gabrielle est la plus jeune des personnages de la série, cette ancienne Miss Maurice habite sur l’île depuis 8 ans. Elle a épousé il y a 3 ans Charles, un réunionnais chef d’une entreprise de transport (les Cars Silosia) avec qui elle pensait vivre une vie de rêve. Hélas, Gabrielle est délaissée par son mari toujours occupé par ces affaires. Pour se venger, elle passe son temps à faire du shopping et à dilapider l’argent du couple, n’hésitant pas à s’offrir des week-ends de lèche vitrine à Dubaï. À cette vendetta financière s’ajoute l’adultère ! Pour combler son manque d’amour, elle n’hésite pas en effet à tromper son mari avec son bel homme à tout faire de 17 ans, Jonathan Roland.

Malgré ses 8 ans passés à la Réunion, Gabrielle a gardé son accent mauricien, ce qui entraîne souvent l’hilarité chez la ménagère de moins de 50 points de QI.

Personnages secondaires :

« Fanm’ désespérées dans la caze » dispose également d’un tacon (de beaucoup) de personnages secondaires/faire valoir. Parmi lesquelles Edith Law, une croqueuse d’hommes sans scrupule qui travaille dans une agence immobilière. Selon certains ladi lafé, Edith aurait participé au film « Union à la Réunion » (je vous laisse faire la recherche sur Google). On retrouve également Carinne Magamourou, vieille dame amatrice de ladi lafé et au caractère bien trempé qui n’hésite pas à divulguer les commérages du voisinage sur les ondes de la radio Free Dom. La série devrait avoir aussi un charmant couple gay, mais Mgr Gilbert Aubry, consultant obligatoire pour toutes nouvelles émissions de télé, posera sans doute son veto.

Remarques :

Selon mes estimations, la série devrait connaître un succès sans précédent dans l’histoire de la fiction réunionnaise, loin très loin devant « Camion Bar », le « Boui-boui » et « Chez Mangaye ».

Beaucoup de femmes réunionnaises devraient se retrouver dans les différents personnages de « Fanm’ désespérées dans la caze », même les habitantes du Chaudron et du Port. Pas contre, les femmes des hauts de l’île ne risquent pas de tout comprendre de la vie personnages, tellement loin de leurs préoccupations (la série ne prenant pas en compte l’élevage de volailles, l’entretien du champ de chouchou et la confection de poupées ramasse poussière en brèdes). Mais je reste optimiste, si vous aussi vous souhaitez participer en tant que scénariste, caméraman, producteur (surtout) ou acteur (j’aurais bien vu Valérie Bègue comme Suzanne, après tout ce n’est pas comme si elle avait un vrai travail en ce moment) venez vite me rejoindre ! Faites un commentaires ou écrivez-moi (metaphysiqueduletchi@hotmail.fr) pour me faire part de votre idée pour cette série qui ne verra jamais le jour ! ^.^

Voilà, un post en hommage à la série Desperate Housewives qui nous a diverti pendant plus de 7 ans et qui entame sa dernière saison cette rentrée. Je suis désolé, pour le manque de mises à jour ces derniers temps, je n’ai même pas pu parler du 11 septembre ou des requins. J’étais un peu occupé par le travail et ma recherche d’appartement ces quelques jours, je vous en reparlerai bientôt, sur ce, bonne rentrée des séries à vous (j’ai regardé le premier épisode de la saison 4 de Fringe hier, Shazou, je suis faible)

économie et social

Pierre Bourdieu (1930-2002) était un sociologue français célèbre. Cet homme dont je n’ai pas eu le courage de lire la biographie complète sur Wikipedia (plus de 20 pages) a étudié la formation des groupes sociaux en France. Il propose une hiérarchisation de la société différente de celle se basant sur les logiques économiques qui opposent la bourgeoisie riche et les ouvriers (c’est-à-dire comment Marx voyait la société sous le capitalisme). Bourdieu propose d’ajouter à ce capital économique un autre paramètre : le capital culturel. En effet selon Pierre, la ressource économique n’est pas suffisante pour déterminer notre situation dans la société. Ainsi les études d’un individu sont tout aussi importantes que son héritage et ses possessions matériels. Cette vision lui permet de définir le schéma suivant : Espace des positions sociales et espace des styles de vie.

Ayant beaucoup apprécié ce graphique (j’avoue que l’ai trouvé drôle et proche de la réalité), je me suis dit que je devais l’adapter à la sauce réunionnaise. Cela peut paraître un peu abscond mais je vous demande un peu de persévérance car on doit être proche de la réalité de la société réunionnaise (cliquez dessus) :


J’attends votre avis, remarques, corrections…

Pour en savoir plus sur Pierre Bourdieu et son tableau :  Une théorie de l’espace social

cluedo reunion island

Les jeux Parquet et l’Office de Tourisme de la Réunion sont heureux de vous présenter le produit de leur première collaboration : Le Cluedo Reunion Island !

Le but du Cluedo comme, chacun sait, est de découvrir les circonstances du meurtre d’un certain Docteur Lenoir. Mais comme nous sommes à la Réunion et qu’ici on évite d’être raciste (au moins en public) nous allons plutôt nous intéresser à l’assassinat d’un gars nommé Mathieu Margoz.

L’objectif du jeu sera donc de trouver qui, où et comment ce pauvre Mathieu a été trucidé. Pour faciliter la tâche et éviter de perdre trop temps (après tout il ne faut pas rater l’épisode de la télénovela de ce soir sur Réunion Première) nous avons limité le choix du nombre de suspects, des armes et des lieux donnant des envies de crimes à la Réunion. Vous n’alliez quand même pas interroger les 800 000 habitants de l’île !

Synopsis !!

Mathieu Margoz est un jeune réunionnais de 22 ans qui décide, suivant les conseils du CNARM, de quitter l’île pour poursuivre ses études de sciences humaines en hexagone. Il saigne à blanc ses parents pour l’aider à financer son voyage, arrive à ses fins et prend l’avion un beau soir de septembre pour s’installer sur le continent. C’est ainsi que notre jeune créole qui n’a jamais pris un bus de sa vie et qui est fan des blagues de Didier Magaye saut’ la mer.

Un an passe et le jeune Mathieu décide de prendre deux mois de vacances sur l’île, pour se ressourcer. Ses parents sont heureux de le retrouver, mais hélas pour eux, leur petit Mathieu, un gars la kour, a énormément changé. Imbu de sa personne, il critique la vie réunionnaise, prend de haut ses parents et ne cessent de raconter à son entourage à quel point la vie est géniale dans la ville plate d’Orléans. Il décide pour autant de faire un petit roadtrip avec ses amis de l’île. Il disparaît peu de temps après. Son corps mutilé est découvert 2 semaines plus tard dans l’ancienne piscine du Barachois rempli de vers (le corps hein, pas la piscine).

Le mystère est entier. Qui a tué Mathieu ? Son corps semble avoir été déplacé après le meurtre, comment le criminel a t-il fait ? Comment s’appelle le soldat qui a tiré sur Ben Laden ? Autant de question sans réponse !

SUSPECTS

La liste des suspects possibles est longue, beaucoup de gens ne supportait plus Mathieu depuis son arrivée, mais les services de la police municipale ont réduit le nombre de meurtriers potentiels à 6 personnes, je vous les présente :

Mademoiselle Anne Géranium (22 ans) : la suspecte idéale ! ancienne petite amie de Mathieu, elle ne s’est pas remise de leur rupture. Le jeune homme lui appris 3 mois après son départ en hexagone que les relations à distance ne lui plaisait pas et qu’il préférait arrêter leur idylle. Les photos des soirées de la promo de Mathieu sur Facebook, toujours en très bonne compagnie féminine auraient fait penser à la jeune fille que la distance n’était pas la seule raison de leur rupture.


Monsieur Anthony Chouchou (21 ans) : le jeune cousin de Mathieu, un élève surdoué issu d’une famille modeste. Il n’a pas obtenu la bourse nécessaire pour financer ces études de Chimie Isotopique à l’Université de Paris 6 et est condamné à poursuivre des études en Biologie à l’Université de la Réunion. Il travaille actuellement à mi-temps chez un vendeur de samoussas pour payer son loyer d’étudiant. Le jeune Anthony n’aurait pas supporté qu’un crétin comme Mathieu puisse aller faire des études en hexagone et que lui sois bloqué sur l’île. Le retour de cet arrogant cousin n’aurait pas arrangé la rancœur du garçon.


Professeur André Safran (52 ans) : professeur de Psychologie Social à l’Université de la Réunion et ancien éducateur de Mathieu. Cet académicien, aimé de ces étudiants, aurait été un ancien membre de la secte du Cœur Immaculé et Douloureux de la Vierge Marie. Mathieu aurait découvert ce lourd passé lors de sa Licence. Selon les lettres retrouvées à son domicile, Mathieu aurait fait chanter le professeur en promettant de dévoiler ce secret s’il n’obtenait pas de bons résultats à ces examens et si André Safran ne lui rédigeait pas une lettre de recommandation pour son université en hexagone. Le professeur aurait obéi à ce maître chanteur pour ne pas perdre sa crédibilité dans le corps universitaire.


Madame Ginette Jacaranda (64 ans) : Cet gran’moun adepte des robes à fleurs et des chapeaux en paille est une voisine de la famille Margoz. Elle a expliqué aux enquêteurs que lorsque Mathieu était adolescent, il adorait voler les mangues de sa cour et piétiner son beau jardin créole. Elle accuse aussi le jeune homme d’avoir mis sa musique ragga/dancehall à un volume insupportable chaque dimanche matin, faisant fuir son chat de la maison (écrasé ensuite par une voiture). Depuis le départ de ce dézordèr, ses fleurs avaient retrouvé un aspect présentable, et la paix régnait de nouveau dans sa caze. Lorsque Mathieu était de retour sur l’île, il aurait recommencé ses « pollutions auditives obscènes ». Madame Jacaranda sous le choc de ce retour et craignant pour sa tranquillité aurait dit à une de ces voisines qu’elle se vengerait du jeune homme (info relayé par l’adite voisine sur les ondes de Radio Freedom).


Monsieur Laurent Manioc (24 ans) : ancien camarade d’école de Mathieu. Lui et la victime auraient fait les 400 coups ensemble quand ils étaient plus jeunes. Monsieur Manioc est aujourd’hui propriétaire d’une station-service à Saint-Denis. L’enquête a montré que l’entreprise de Monsieur Manioc trempée dans pas mal de magouilles. Ainsi le carburant vendu était mélangé avec du Splash Bleu, les taxes payées étaient inférieures aux montants normaux et les pompistes travaillaient au noir. Seul Mathieu était au courant de ses « arrangements », il est possible que Monsieur Manioc ait décidé de le faire taire une bonne fois pour toutes.


Mademoiselle Valérie Arômes (18 ans) : Jeune championne régionale de gymnastique, elle serait la fille illégitime que Mr Margoz (le père, hein, pas Mathieu) aurait eu avec une employé de la rue de Nice dans les années 90 mais des tests ADN sont en cours. Cette jeune fille aurait découvert l’identité de son père depuis quelques mois et avait l’intention de dévoiler la vérité à celui-ci. Malheureusement, c’est un Mathieu fraîchement débarqué d’hexagone qui lui aurait ouvert la porte. Le jeune homme aurait insulté Mademoiselle Arômes en lui promettant des représailles si jamais cette vérité se savait. Elle eu tout de suite de la haine pour son demi-frère et aurait voulu se venger.

ARMES

Il est connu que malgré son isolement, la Réunion possède une ribambelle d’armes en tout genre pour commettre ce genre de fait-divers macabres (et justifié). Les enquêteurs ont réduit le choix du jeu, les armes suivantes paraissent les plus probables :


Le fusil à pompe : arme de prédilection pour les faits-divers à la Réunion, peu de victime lui résiste

La bouteille de rhum brisé : quoi de plus barbare que de taillader un corps avec du verre ? on parle ici de la bouteille d’un litre en verre, pas de la pile-plate en plastique !

Le pied-de-biche : outil préféré des techniciens des égouts et des cambrioleurs, cet objet dangereux était très en vogue dans le Chaudron de 1991.

Le sabre : incontournable star de la justice locale, le sabre est sans doute la plus répandue des armes blanches (sauf quand il est sale)

La ceinture noire… de Mathieu : quoi de mieux que d’étrangler sa victime avec sa propre ceinture Guess ?

Le samoussa à la nate : insoupçonnable et facile à mettre en œuvre, l’empoisonnement le plus discret qu’il puisse être.

LIEUX

Bien évidemment il reste le plus compliqué : où ce crime atroce a t-il bien pu avoir lieu ? Mathieu Margoz avait un programme de visite de l’île assez chargée et était souvent seul quand il se déplaçait. Ses parents n’ont plus eu de nouvelles de lui 4 jours après sa disparition avec leur BWM Noire. La Réunion offre tellement de lieux pour commettre un crime, les enquêteurs ont eu du mal à définir les pistes suivantes :

Un Snack-bar à Saint-Denis : c’est connu, rien ne vaut l’arrière-boutique d’un bar pour tuer un étudiant

La plaine des Sables : un endroit désert… personne à l’horizon… pas de témoins !

Le port du Port : haut lieu du crime réunionnais par excellence ? pas sûr… mais rien de plus flippant qu’un port et ses conteneurs rouillés

La grotte des Premiers Français : un trou, pratique pour ne pas être vu, en plus ça a du cachet d’avoir commis son crime en ce lieu

Mafate : même si Mathieu avait crié qui l’aurait entendu ? les sentiers du cirque sont pas bondés, l’endroit difficilement accessible… mais pour déplacer le cadavre, ce n’est pas pratique

La Pointe au Diable : rien à dire, tout est dans le nom

Cap Méchant : pareil que le précédent, ça ajoute un effet dramatique au fait-divers (c’est les journaux qui vont être content)

Une boîte de nuit de Saint-Gilles : Mathieu sortant ivre d’une boîte de nuit ? quoi de mieux pour commettre un crime ! en plus avec la foule qui aurait vu le meurtre  ?

Un champ de canne de Bras Panon : l’endroit le plus aisé pour surprendre quelqu’un ? ça se discute… en tout cas il est facile de s’y perdre.


Le jeu se déroule donc comme le Cluedo original, les joueurs peuvent faire des propositions du genre : « Madame Jacaranda avec un samoussa empoisonné dans une boîte de nuit de Saint-Gilles ». Le côté irréaliste rajoute du sinistre au crime ! Le premier qui trouve la bonne combinaison à gagner ! C’est pas génial comme principe ?


Ah… un message de la police de Malartic.

A priori, personne ne se soucie de la mort de Mathieu Margoz… Ce petit con n’a eu que ce qu’il méritait selon ses proches. La police serait toutefois à la recherche d’un certain Simicoudza Simicourba, il serait le suspect numéro 1 dans cette affaire…

Mais qu’est ce que je fais de mon jeu moi alors ? vous êtes marrant les gars ! ça m’a demandé du temps pour mettre tout cela en place !

ÉPILOGUE :

Depuis la mort de son fils, Madame Margoz a été heureuse de recueillir Valérie Arômes chez elle même si la jeune fille est le fruit d’une liaison de son mari. Valérie vit actuellement chez le couple Margoz et continue de pratiquer la gymnastique, elle vise les championnats nationaux.

Mme Jacaranda a décidé d’adopter un nouveau chat après avoir appris la mort de Mathieu, son jardin vient de remporter le prix du plus beaux jardins créoles de l’île.

Messieurs André Safran et Laurent Manioc sont actuellement interpellés au tribunal, malgré leur innocence prouvée dans l’affaire du meurtre de Mathieu. André Safran est entendu comme témoin dans l’affaire d’évasion de son ancien gourou le Petit Lys d’Amour. Laurent Manioc risque la prison pour ses « arrangements » dans la gestion de sa station-service.

Mademoiselle Anne Géranium et Monsieur Anthony Chouchou se sont rencontrés durant les interrogatoires de la police et sont tombés amoureux l’un de l’autre. Aux dernières nouvelles, ils auraient décidé de partir ensemble en hexagone pour poursuivre leurs études (grâce à une bourse obtenue dernièrement).

Les ventes de ceinture Guess ont explosé depuis que cette arme a été suspectée pour le meurtre de Mathieu Margoz, les ventes des autres armes (pied-de-biche, sabre, fusil à pompe, bouteille de rhum) restent stables. Un marché noir de samoussa à la nate s’est développé sur l’île depuis ces dernières semaines.

La grotte des Premiers Français reste interdite au public.

Les maires des communes de Saint-Pierre et de Saint-Philippe souhaiteraient changer le nom de la Pointe au Diable et du Cap Méchant.

L’opinion réunionnaise est plus intéressée par la potentielle possibilité probable grossesse de Carla Bruni Sarkozy. Décidément, les priorités de l’opinion sont parfois troublantes…

Si vous aimez cet article lisez Grand Theft Auto : Saint-Denis, c’est pas mal aussi ^.^

Petit jeu : mais qui est Simicoudza Simicourba ?

chacun cherche son chat

Il y a déjà 2 mois, un homme cherchait ses tortues. L’annonce était simple et claire même si le dessin de 3 tortues sur l’affiche était « too much ».

Aujourd’hui c’est donc Cécile qui prend le relais avec sa recherche d’emploi.

Cécile, assistante de direction, recherche son employeur

Voilà comment, depuis quelque temps, les réunionnais ont tendance à s’afficher (ahahah tro mor 2 LOL la blague !). Souvenez-vous, en début d’année nous avons eu droit à une campagne de pub d’une marque de téléphonie mobile (SFR pour ne pas les accuser). La société proposait d’afficher des « textos choisies » sur des affiches 4×3 dans toute l’île. Nous avons ainsi eu droit à des phrases passe partout pour la bonne année :

« Réunionnais pour 2011, tien bo larg’ pas »

Et quelques déclarations d’amour douteuses :

« Ma chérie tu es le patrimoine mondial de mon cœur » (What the F*ck ?)

Bref, la liberté d’expression a trouvé ici un nouveau terrain de jeu, déjà certains réunionnais avait utiliser des affiches pour leur déclaration de mariage (tellement années 90 ! c’est dépassé de nos jours ^.^)

Comme il commence à être de coutume dans ce blog, poussons la « réflexion » un peu plus loin et imaginons que ce genre de technique soit utilisé pour d’autres annonces :

 

Il y a quelques années, un collectif anti-pub avait taggué plusieurs affiches à Saint-Leu pour dénoncer l’abondance des publicités sur leur commune… Je me demande ce qu’ils penseraient de tels panneaux ?

Ah… une réaction du diocèse ?