le colicarry ©

C’est l’heure de préparer les prochaines vacances ! Il ne reste plus que quelques semaines avant que l’aéroport Roland Garros ne devienne une zone surpeuplée de touristes en manque de soleil et de réunionnais en manque de grands espaces (commerciales ?). Le moment parfait pour parler d’un soucis rencontrés par beaucoup de réunionnais.

L’histoire :

Armés des derniers billets d’Air Austral pour Lyon, Marseille ou Toulouse d’une main et du pass « continuité territoriale » de la Région Réunion de l’autre, mémé, pépé, momon et papa vont bientôt rendre visite à leur enfants et/ou petits-enfants, comme dans la pub de la Région ! (Vous voyez ? la pub avec des yabs –  et uniquement des yabs – trop contents de prendre l’avion…)

Hélas, un énorme problème va apparaître une fois arrivés en hexagone ! La valise.

Car oui, momon et mémé ont décidé d’emmener dans leur 23 kg autorisés : une « marmite » de cabris massalé, une marmite de civet d’tangue, deux paquets de 100 bouchons Asia Food Poulet/Combava et des bonbons coco hyper glycémiques. Considérant que ces mets typiquement réunionnais devraient réchauffer les cœurs de leurs progénitures expatriées travaillant durement à la SNCF, RATP ou dans des sociétés de nettoyage… (merci la mobilité !) ; les deux femmes n’ont pas eu froid aux yeux et ont pris un risque énorme… Elles n’auraient pas due se donner tant de peine.

Car en ouvrant fièrement leurs valises, elles vont constater que les pauvres bagages surchargés de nourriture n’ont pas supporté le voyage. Voilà que les bonbons cocos nagent dans le cabri massalé et que les bouchons sont parfumés tangue !

Un drame énorme pour ces deux cuisinières de voir leurs carrys dans cet état. Les enfants se contenteront d’un simple haussement de sourcils.

« bah… de toute façon, je n’aime plus trop le civet tangue, je préfère encore les pennes à la sauce pistou »

Il est temps mes amis de mettre un terme à ces histoires aux fins malheureuses, où des plats patrimoniaux sont martyrisés par des trajets en avion chaotiques !

Il est tant de mettre en place, une idée révolutionnaire : le ColiCarry © !

(musique de télé-achat) tou-tou-dou-dou…

Le ColiCarry © sera la révolution dans le transport de nourriture entre La Réunion et la Métropôle (avec l’accent sur le deuxième « o »). Contrairement à son rival fruitier, le Colipays qui se contente de fournir des fruits tropicaux, quelques bouteilles de rhum et un CD des « Plus belles chansons traditionnelles de La Réunion », le ColiCarry © va plus loin, en permettant à tout expatrié ou touriste en manque de la cuisine traditionnelle de la Réunion, de manger un plat local à 11 000 km de son lieu de production (anti-phrase).

Le ColiCarry © sera une collection de plats « surgelés » typiquement réunionnais, transportés avec le plus grand soin jusqu’aux villes les plus perdues* de France (*minimum requis : 20 000 habitants et une Poste efficace).

Rougail Saucisses – Suggestion de présentation

Ces plats seront d’une grande variété allant du massalé Coq au civet Zourite en passant par le poulet choca et le rougail saucisses. Des recettes concoctés par les meilleurs candidats de l’émission Gazon d’Riz de Réunion Première.

Esther Gaze, l’un des cuisiniers de ColiCarry, son civet zourite vous tente ? Appelez-nous !

Afin de satisfaire au mieux les clients et vivre pleinement l’expérience culinaire réunionnaise, les plats seront contenus dans des Tupperware en forme de « marmite » avec des séparations (genre bento) pour le riz, les grains, la viande, sans oublier l’indispensable rougail ! Un emballage élégant et pratique fabriqué en plastique de canne à sucre et passable au four à  micro-ondes et au lave-vaisselle (des tests devront être réalisés pour vérifier que le plastique de canne ne se transforme pas en bagasse dans le micro-ondes).

Le « Tupperware Marmite » – Photo non contractuelle

Un grand choix de grains serait disponible : Haricots rouges, Haricots blancs, lentilles de Cilaos, Pois du Cap (avec option massalé pour 3€ de plus)… il en serait de même pour les rougails : tomates, avocats, citron, gingembre, papaye verte, concombre…

un grand choix de grains !

Même si le carry sera au centre même de l’activité de ColiCarry ©, les entrées et desserts ne seront pas oubliés pour autant.

Les accras qui font la renommés de La Réunion seront présents dans un « kit accras » (logique) avec samoussas, bonbons piments, bouchons… (25 €) Tous aussi gras que dans les souvenirs des receveurs (la société ne pourra être tenus responsable des artères bouchés de ses clients)

Pour ce qui est des desserts, nous proposerons bien sûr les grands classiques de la gastronomie locale : du gâteau Papates au gâteau Ti Son en passant par les Bonbons Cravates et Bonbons Miel (on peut prendre « Chez Loulou » comme fournisseur ?). Des desserts légers qui rappelleront aux expatriés leur enfance et le taux important de diabétiques à La Réunion.

Avec des colis pratiques et aux prix imbattables (de 40 € pour le rougail saucisse à 75 € pour le cabris massalé + pois massalé citrouille, frais de port compris), le ColiCarry © contentera les nostalgiques de la cuisine réunionnaise.

Si vous voulez adhérer au projet et vous faire des couilles en or… je veux dire… contribuer à l’exportation dans le monde entier de notre cuisine si riche (dans tous les sens du terme), venez participer à la mise en place de cette nouvelle entreprise ! Combattons Picard et Thiriet ! Créons ColiCarry © !

Pour la vrai marmite noire passant au micro-ondes (si, si, elle existe !) c’est ici : http://www.cglpack.com/www-fr/innovation-marketing.marmite.123.111.html

La vraie photo du rougail saucisse a été prise sur ce blog de cuisine (aujourd’hui fermé, a priori) : http://lecarilela.canalblog.com/

La photo d’Esther Gaze (réel gagnant de Gazon d’Riz 2011) est tirée du site de Réunion Première…

my name is…

Plusieurs choix sont offert pour cet article : la version du Courrier des lecteurs du Quotidien de la Réunion (ici) ; le texte original (ci-après) et la vidéo (en fin d’article et ici)

Le 19 octobre 2011, notre cher pays, la France (je préfère toujours préciser de quel pays je parle) accueillait un heureux événement : la naissance d’un bébé.

La femme de notre président de la République, Carla Bruni-Sarkozy, a accouché à la clinique de la Muette de Paris. Il y a des choses qui sont tellement ironique qu’on a du mal à le croire : une chanteuse presque aphone qui enfante à la clinique de la Muette, personne à l’Elysée n’a eu l’idée de lui conseiller un autre hôpital pour éviter des blagues aussi pourrie que la mienne ?

C’est la première fois qu’un président français en exercice devient papa… tous les français en sont émus et beaucoup de mes concitoyens dans un geste de sympathie sont prêt à accorder à notre président un congé paternité exceptionnellement prolongé dès le mois d’avril 2012. On ne badine pas avec l’éducation des enfants surtout les plus jeunes !

Mais ce n’est pas l’arrivée d’un bébé à l’Elysée qui m’interpelle, non ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est le prénom de l’enfant élyséen, qui a été gardé secret quelques temps. La fille de notre président s’appelle Giulia, un prénom italien nous rappelant les origines Piémontaise de la première dame de France.

Ce prénom n’a pas plus aux oreilles d’une personne, je parle de la star des beaufs racistes campagnard et des xénophobes urbains, j’ai nommé Marine le Pen. La présidente du FN aurait préféré que la fille du président porte un nom bien français, un nom du terroir, comme Julie, Brigitte, Elodie, mieux encore pourquoi pas Françoise ou Martine, hein ?

Ce qui est beau Mme Le Pen dans notre pays justement c’est que les parents sont libres dans le choix du prénom de leurs enfants, cela permet d’éviter les redondances, c’est plus pratique pour se démarquer, non ? Mais évidemment, ce n’est pas parce que je suis en partie malbar que mes parents se sont sentie obligé de m’appeler Vijay, Sanjay ou Krishna. Et ce n’est pas parce que je suis en partie yab qu’ils ont choisi mon prénom dans ce sens, j’aurais eu droit à un Alexis, Hubert ou Bertho.

Je suis d’accord Mme Le Pen, cette liberté dans le choix du prénom peut entraîner des dérives. Certains de mes compatriotes réunionnais en sont de bons exemple tellement ils ont appliqué cette liberté de prénom avec passion et imagination. Car oui, ce n’est pas tout de pouvoir choisir le prénom de son enfant, il faut encore trouver l’inspiration, la référence qui va donner au prénom de cet être cher tout son sens. Et pendant longtemps la référence culturelle ultime de nous autres réunionnais c’était bien sûr la télévision. Beaucoup de marmaille doivent leur nom à des émissions télé.

Dans les années 1990, c’est dans les séries américaines que certains prénoms de bébés réunionnais sont trouvés. De nombreux marmailles ont eu droit à des patronymes issus des illustres séries Beverley Hills, Melrose Place et autres soaps du genre Amour, Gloire et Beauté. Quand l’instit à l’école, devait faire l’appel, ça pouvait donner ceci :

Dylan Boyer

Kimberly Hoareau

Taylor Minatchy

Brandon Payet

Alison Souprayen

Mais heureusement cet effet de mode s’est estompé dans les années 2000 avec le boum des telenovela sur les chaînes d’outre-mer. Les enfants ont eu droit à des noms encore plus exotiques et très diversifiée :

Marimar Dijoux

Sergio Minatchy

Marimar Payet

Sergio Rivière

Gustavo Soucramanien

Dans cette masse des personnages issus des séries télévisées, ils avaient des irréductibles, qui préféraient la « poésie » plutôt que la culture télévisuelle : on ne compte plus le nombre d’Océane, Aurore et autres Enzo

Aujourd’hui en l’an de grâce 2011, les parents réunionnais laissent enfin la télévision à sa place, c’est-à-dire dans le salon et non dans le berceau de leur marmot et ils privilégient leur sens créatif dans le choix des prénoms afin de rendre, pensent-ils, leur enfant encore plus unique. On peut voir ce fait toutes les semaines dans le Quotidien de la Réunion dans la rubrique des heureux événements, les prénoms imaginaires sont à la mode :

Maëlla, Lukas, Louman, Matyss et autres déformation et abominations orthographiques.

Une dernière mode a également fait son apparition : les prénoms issus de la contraction de deux autres prénoms :

Alexandré, Maxendre, Léocadie, Linaëlle…. Le pire c’est que les parents sont tellement fiers de leur trouvaille qu’on n’ose pas critiquer le prénom de leur enfant, par crainte de les vexer (car jamais oh grand jamais, il ne faut vexer son entourage)

C’est à se demander si certains parents sont conscients que leur mioche ne restera pas un enfant toute sa vie et qu’un beau jour, il devra chercher du travail, se marier et peut être avoir un poste à hautes responsabilités : « Je me présente Dr Parvédy Brandon Poséidon »

Donc ma chère Marine, vous voyez, il a vraiment pire qu’un prénom italien…

Mais si je puis me permettre une dernière remarque, vous savez ce qui me désole le plus dans cette histoire de prénoms inventés ou issus de la culture télévisuelle ? C’est que ses personnes ne connaîtront pas le plaisir de « fêter » leur prénom dans l’année, car il n’est pas dans le calendrier, contrairement aux vrais prénoms catholiques à la sonorité si douce à nos oreilles : Bernadette, Venceslas, Fleur ou encore Jean-Eudes.

P.S : Mon fils s’appellera Stanislas ou il ne s’appellera pas !

fanm’ désespérées dans la caze

« Fanm’ désespérées dans la caze » serait l’adaptation réunionnaise de la célèbre série américaine « Desperate Housewives ».

La série montrerait les difficultés des femmes réunionnaises sur une île qui est passée en 30 ans de la case en bois sous tôle sans électricité aux lotissements chics de CBO avec télévision par satellite, piscine et parking numéroté. Je devrais bientôt déposé mon idée à Réunion 1ère, Antenne Réunion et Télé Kréol… et laisser mon idée au plus offrant de ces 3 chaînes.

La série se déroulerait justement dans un lotissement flambant neuf où les familles s’endettent sur 56 ans pour la construction de leur petite maison « créole » de 100 m2 avec 40 m2 de jardin et une niche pour le chien.

Comme dans la série originale, « Fanm’ désespérée dans la caze » raconterait l’histoire de 4 amies de longue date et voisines, mais elle se situerait dans la petite « impasse des Bougainvilliers roses ». Les noms et certains traits des personnages devant être changés pour mieux s’adapter au contexte local, le feuilleton devra quand même tenter de s’approcher des caractéristiques de la série originale… j’ai bien dit « tenter »

Synopsis :

La série débute par le meurtre, de l’une des amies des 4 héroïnes, Marie-Alice Sinamon (les ressemblances avec une personne existante et ayant existée ne sont que fortuites) par son mari Paulo. Marie-Alice commentera en voix-off et d’outre-tombe les déboires de ces quatre petites camarades avec le franc parler qui lui est propre. Son histoire servira de fil rouge à la première saison, pendant laquelle ses amies vont essayer de comprendre ce qui a poussé Paulo a tué sa femme (Marie-Alice avait un terrible secret, Paulo n’était pas le père de son enfant).

Présentation des personnages :

SUZANNE MAILLOT

Ce personnage est une jeune divorcée de 35 ans, mère d’une adolescente de 16 ans, Julia (faites le calcul). Après avoir rencontré ce qu’elle pense être l’homme de sa vie au lycée et s’être installé avec lui à l’âge de 18 ans, Suzanne découvre que son mari n’est qu’un moukat’, collectionneur de maîtresses. Elle le quitte et obtient une pension misérable, ne permettant même pas de s’abonner à Canal +. Ce manque d’argent ne fera qu’amplifier sa relation avec sa fille, toutes les deux iront très souvent aux allocations familiales et aux aides pour « fanm’ seule » du Département. Julia ira jusqu’à étudier assidûment pour décrocher une bourse, ce qui n’est pas rien quand on sait la paresse des jeunes réunionnais de 16 ans à l’heure actuelle !

Après avoir été une ancienne conteuse d’histoire à la « kriké, kraké » pendant son mariage, Suzanne devient, grâce a un bon coup de piston, employée communale au sein d’une école primaire où elle anime un atelier histoires et dessins pour les enfants d’une ZEP. Ses maladresses et son don inné pour se mettre dans le pétrin font de Suzanne, le personnage le plus attachant de la série.

BRIE DE VILLECOURT

Brie est le stéréotype de la parfaite ménagère réunionnaise. Très, très à cheval sur la propreté de sa maison, elle passe la serpillière tous les jours, repasse les vêtements de sa petite famille avec application et prends soin de sa cour. Ainsi elle n’oublie pas de nettoyer le fond de son jardin (pour lutter contre le chikungunya) et de tuer les merles maurice présents sur son pied de letchi à coup de fusil. Grande catholique pratiquante, Brie assiste à toutes les cérémonies religieuses importantes de l’île : Fête de la Salette, Assomption, Noël et Pâques habillée de son éternelle chapeau en paille. Elle visite aussi souvent que possible les statues religieuses de l’île pendant ses ballades dominicales (Vierge noire, Vierge au parasol et autres Saint-Expédit à qui elle fait des offrandes).

Mais sous ce vernis sentant bon le camphre, Brie a beaucoup de difficulté avec sa famille. Son mari, un médecin zoreil charmant, surfe sur des sites Internet peu recommandables au moins de 16 ans et passe des petites annonces échangistes dans le Quotidien. Quant à ses enfants, ils lui font voir de toutes les couleurs ! Alors qu’elle l’imaginait ingénieur biologiste au Cirad, sa fille Danielle est une vraie petite conne trop gâtée ne pensant qu’à fréquenter les boîtes de nuit de l’île et changer de petit ami comme de chaussures à talons. Son fils, envoyé à l’université pour suivre des cours de droit et devenir avocat, préfère passer ses soirées sur le front de mer de Saint-Denis habillé en robe à paillettes en racolant des hommes mariés en manque d’amour.

LYNE SOUPRAYEN

Avec ses 8 enfants (dont 2 paires de jumeaux), Lyne Souprayen est la fanm’ désespérée la plus soutenue par les allocations familiales. Étudiante brillante depuis la maternelle, elle est la première du quartier à avoir réussi son installation de parabole du premier coup. Elle est devenue en peu de temps la vice-présidente d’une société d’agro-alimentaire qui fait revivre la marque Solpak. Avec son travail, son stress et les heures d’embouteillages sur la route du littoral, Lyne Souprayen a du mal à concilier travail et vie de famille.

Elle aurait pu compter sur son mari Tom, mais ce dernier, père médiocre mais chômeur doué, considère que « père en foyer » n’est pas un travail pour « le z’honmme ». Il passe ses semaines au snack-bar du coin à vider des dodos et ses week-ends dans les stades de foot à supporter les équipes de la D1P. Bref, la vie n’est pas rose pour Lyne Souprayen, mais heureusement que ses amies sont là pour lui remonter le moral (voir l’épisode où Brie garde les enfants de Lyne pendant que celle-ci va chercher son mari au commissariat de Malartic pour bagarre de pistaches pendant une match de foot au Stade de l’Est)

GABRIELLE SILOSIA

Gabrielle est la plus jeune des personnages de la série, cette ancienne Miss Maurice habite sur l’île depuis 8 ans. Elle a épousé il y a 3 ans Charles, un réunionnais chef d’une entreprise de transport (les Cars Silosia) avec qui elle pensait vivre une vie de rêve. Hélas, Gabrielle est délaissée par son mari toujours occupé par ces affaires. Pour se venger, elle passe son temps à faire du shopping et à dilapider l’argent du couple, n’hésitant pas à s’offrir des week-ends de lèche vitrine à Dubaï. À cette vendetta financière s’ajoute l’adultère ! Pour combler son manque d’amour, elle n’hésite pas en effet à tromper son mari avec son bel homme à tout faire de 17 ans, Jonathan Roland.

Malgré ses 8 ans passés à la Réunion, Gabrielle a gardé son accent mauricien, ce qui entraîne souvent l’hilarité chez la ménagère de moins de 50 points de QI.

Personnages secondaires :

« Fanm’ désespérées dans la caze » dispose également d’un tacon (de beaucoup) de personnages secondaires/faire valoir. Parmi lesquelles Edith Law, une croqueuse d’hommes sans scrupule qui travaille dans une agence immobilière. Selon certains ladi lafé, Edith aurait participé au film « Union à la Réunion » (je vous laisse faire la recherche sur Google). On retrouve également Carinne Magamourou, vieille dame amatrice de ladi lafé et au caractère bien trempé qui n’hésite pas à divulguer les commérages du voisinage sur les ondes de la radio Free Dom. La série devrait avoir aussi un charmant couple gay, mais Mgr Gilbert Aubry, consultant obligatoire pour toutes nouvelles émissions de télé, posera sans doute son veto.

Remarques :

Selon mes estimations, la série devrait connaître un succès sans précédent dans l’histoire de la fiction réunionnaise, loin très loin devant « Camion Bar », le « Boui-boui » et « Chez Mangaye ».

Beaucoup de femmes réunionnaises devraient se retrouver dans les différents personnages de « Fanm’ désespérées dans la caze », même les habitantes du Chaudron et du Port. Pas contre, les femmes des hauts de l’île ne risquent pas de tout comprendre de la vie personnages, tellement loin de leurs préoccupations (la série ne prenant pas en compte l’élevage de volailles, l’entretien du champ de chouchou et la confection de poupées ramasse poussière en brèdes). Mais je reste optimiste, si vous aussi vous souhaitez participer en tant que scénariste, caméraman, producteur (surtout) ou acteur (j’aurais bien vu Valérie Bègue comme Suzanne, après tout ce n’est pas comme si elle avait un vrai travail en ce moment) venez vite me rejoindre ! Faites un commentaires ou écrivez-moi (metaphysiqueduletchi@hotmail.fr) pour me faire part de votre idée pour cette série qui ne verra jamais le jour ! ^.^

Voilà, un post en hommage à la série Desperate Housewives qui nous a diverti pendant plus de 7 ans et qui entame sa dernière saison cette rentrée. Je suis désolé, pour le manque de mises à jour ces derniers temps, je n’ai même pas pu parler du 11 septembre ou des requins. J’étais un peu occupé par le travail et ma recherche d’appartement ces quelques jours, je vous en reparlerai bientôt, sur ce, bonne rentrée des séries à vous (j’ai regardé le premier épisode de la saison 4 de Fringe hier, Shazou, je suis faible)

économie et social

Pierre Bourdieu (1930-2002) était un sociologue français célèbre. Cet homme dont je n’ai pas eu le courage de lire la biographie complète sur Wikipedia (plus de 20 pages) a étudié la formation des groupes sociaux en France. Il propose une hiérarchisation de la société différente de celle se basant sur les logiques économiques qui opposent la bourgeoisie riche et les ouvriers (c’est-à-dire comment Marx voyait la société sous le capitalisme). Bourdieu propose d’ajouter à ce capital économique un autre paramètre : le capital culturel. En effet selon Pierre, la ressource économique n’est pas suffisante pour déterminer notre situation dans la société. Ainsi les études d’un individu sont tout aussi importantes que son héritage et ses possessions matériels. Cette vision lui permet de définir le schéma suivant : Espace des positions sociales et espace des styles de vie.

Ayant beaucoup apprécié ce graphique (j’avoue que l’ai trouvé drôle et proche de la réalité), je me suis dit que je devais l’adapter à la sauce réunionnaise. Cela peut paraître un peu abscond mais je vous demande un peu de persévérance car on doit être proche de la réalité de la société réunionnaise (cliquez dessus) :


J’attends votre avis, remarques, corrections…

Pour en savoir plus sur Pierre Bourdieu et son tableau :  Une théorie de l’espace social