z’animé

Un peu de nostalgie pour les réunionnais des années 1980-1990, parce que Hubert Hess fût notre première idole !

IMPORTANT :
– La vidéo ne contient pas d’extraits des dessins-animés dont je parle, c’est un choix.
– Je n’ai pas parlé de tous les dessins-animés diffusés par Z’animé, la vidéo est suffisamment longue.

Cette première vidéo de 2015 ne donne pas vraiment le ton de l’année. Cela fait quelques temps déjà que je voulais faire une vidéo « madeleine de Proust », et le texte a été écrit pour l’essentiel en novembre 2014. Donc… le renouvellement dans le style des vidéos n’est pas pour tout de suite MAIS il est prévu ! à la prochaine, sans doute 😉

PS : Je suis Charlie

sarcasmes et autres petits plaisirs #1

Un nouveau concept de vidéo pour le Letchi Amer ! Proche du podcast et d’une note de blog, je vous présente : Sarcasmes et autres petits plaisirs du Letchi Amer.

Pour ce premier essai, je m’intéresse à « L’affaire Emilie Albertini », du lourd en somme…

Une vidéo plus courte sur un sujet « d’actualité » sans les personnages habituels, un texte écrit rapidement et un point de vue très second degré (pour ne pas changer).

N’hésitez pas à me dire si cela vous plaît et si je dois continuer sur cette voie.

l’avénement du sporno

Comme je l’ai expliqué dans mon dernier article, je suis en ce moment en train de suivre les Jeux Olympiques de Paris Londres. J’adore cet événement qui arrive tous les quatre ans et qui nous fait à chaque fois découvrir de nouveaux sports et des athlètes extraordinaires. Et puis pour une fois qu’il y a autre chose que de la télé-réalité, des vieilles séries américaines et des télénovelas à la TV, je ne vais pas me priver.

Depuis 2 jours, je commences par contre à me poser des questions sur ce que je regarde… je ne sais pas si c’est la manière dont certains sports sont filmés ou si c’est la tradition du sport lui même qui veut ça, mais je trouve que certaines compétitions sont très érotiques… (cliquez sur les images, vous ne serez pas brûler par la foudre divine)

et ce n’est pas du beach-volley féminin

C’est ce qu’on appelle le sporno ou comment des images de compétitions sportives peuvent être vu comme de l’érotisme hardcore gay… manque plus qu’un certain logo (R2 comprendra)


Promis, vous aurez droit à un vrai article la prochaine fois (je suis en train de le préparer)

tous à londres !

Un petit message pour vous dire qu’il me sera difficile de mettre à jour le blog pour les deux prochaines semaines…

Pourquoi donc ? A cause des Jeux Olympiques de Londres ! Un programme rempli de sueur, de larmes, de sang, de muscles, et même de fille en maillot de bain (oui, le beach-volley est un sport olympique)…

Déjà vendredi soir, avec force et détermination, j’ai suivi la cérémonie d’ouverture dans sa totalité. J’ai même vu défiler des nations dont j’ignorais l’existence (alors que je suis censé être bon en géographie…). Vous connaissiez vous Sao Tomé-et-Principe ? et de Saint-Christophe-et-Niévès vous savez où c’est ? et ben moi non plus !

La cérémonie orchestrée par le « grand » Danny Boyle (oui, le même gars qui a réalisé Slumdog Millionaire et Trainspotting – on ne le répète pas assez) s’est achevé vers 4 heures du matin (heure de La Réunion) par l’embrasement de la vasque olympique (grand moment, plein d’émotions, tout ça…).

J’ai quand même un doute sur le design de la vasque… c’est peut être dû à la fatigue mais….

l’art du vote blanc et autres histoires du second tour

Dimanche 6 mai 2012, une nouvelle nous ai apparu telle la vierge Marie derrière un pied de coco. À 22h00, heure de La Réunion, le résultat de l’élection présidentielle a été donné, marquant la fin de plusieurs mois de débats, de sondages, de meetings et de monopole dans les médias, allant jusqu’à faire oublier qu’il existe un monde en-dehors de la politique (si, si, on y croise même des gens qui ont un « vrai travail »).

Tout comme moi, cher lecteur, tu as pu voir, dans ta petite lucarne animée, des scènes de liesse chez les partisans de la Gauche (même si les vieux vous diront qu’on est loin de l’explosion de joie de 1981) ; et les pleurs des militants de la Droite (même si certains fervents attendent les législatives avant de s’avouer vaincu).

Outre le résultat, cette soirée électorale t’as permis également de faire des découvertes moins politiques. Tout d’abord l’existence du fils Hollande/Royal, un certain Thomas, très différent de Jean Sarkozy rien qu’avec son style plus proche du bobo que de l’acteur américain d’Alerte à Malibu. Ensuite, que Tulle est une petite ville charmante mais paumée dans le Massif Central :

« Comment cela il n’y a même pas un TGV pour relier Paris à 21h ?? on est obligé de prendre un jet privé à 30 000 euros ?? à Brive-la-Gaillarde qui plus est ?? Trop dur ! »

Et enfin que Laurence Ferrari et David Pujadas ont retrouvé leurs langues après qu’elles aient été prises en otage le soir du 2 mai pendant le débat entre les deux candidats.

Il y avait également les moments classiques des élections : l’allocution « émouvante » du président sortant avec tant de sincérité que j’ai failli en verser une larme dans mon yaourt…(cf. post précédent) et le discours du victorieux acclamé par ses supporters et se concluant par une interprétation à l’accordéon de « La Vie en Rose » par Monsieur le Président de la Région Limousin en personne (ils n’avaient pas répéter avant a priori).

Mais ceci n’est pas le vrai sujet de ce post. Tu t’attendais à ce retournement de situation, hein ? La petite nouvelle de cette soirée, c’est un chiffre. Après les 20% du FN au premier tour (qui était en réalité un 17,90% tout aussi traumatisant – cf. post précédent), je vais te parler du chiffre « 2 millions ».

2 millions, c’est le nombre de bulletins blancs (ou nuls) retrouvés dans les urnes dimanche dernier. Ce n’est pas rien puisque c’est plus du double de la population réunionnaise (et pourtant on fait de nombreux efforts pour procréer) !

Le vote blanc n’est pas pris en compte dans le pourcentage final et certains diront que c’est dommage, quand on sait qu’il s’agit d’un record.

Je laisse aux politologues intelligents et prétenti… euh, je veux dire pédagogue le soin d’expliquer les raisons de ce chiffre « énorme ».

Imaginons plutôt que le vote blanc soit à présent comptabilisé avec un vrai pourcentage. Cela voudrait dire qu’un type qui s’est levé de son fauteuil devant Téléfoot, pour aller couler un bulletin blanc dans une urne à l’école publique sinistre la plus proche, verrait son vote apparaître à l’annonce des résultats. Si ça ce n’est pas un grand pas pour la démocratie et un moyen de dire aux politiciens d’aller se faire voir ailleurs.

Le vote « blanc » : un moyen pour les français de dire « merde » aux politiciens

Mais avant l’arrivé de ce jour béni par l’immaculée couleur, il faut définir ce qu’est que le « vote blanc ». Est qu’on aurait un bulletin vierge sur la vieille table d’école comblé de graffiti par les enfants de CE2 ? Où devrions-nous fabriquer nous-même nos « bulletins blancs » ?

« Chéri qu’est ce que tu fais avec cette feuille au format A4, cette paire de ciseaux et cette règle ? c’est l’heure du déjeuner, on doit profiter qu’il y ait moins de monde au bureau pour aller voter » (ceci est une légende urbaine)

« J’essaie de découper une feuille blanche de la taille des bulletins de vote pour pouvoir voter blanc ! »

« Tu comptes voter blanc ? »

« Non, mais je suis contre le fait qu’on ne m’en laisse pas le choix »

« … Fais attention de ne pas te couper avec tes ciseaux à bouts ronds alors… »

Une autre solution serait de ne rien mettre dans la petite enveloppe bleue. J’avoue que c’est frustrant, surtout pour celui qui l’ouvrira, mais le message serait clair.

« Ah une enveloppe vide ? ça me rappelle ma communion… j’avais reçu une enveloppe de la part de mon parrain, mais quand je l’ai ouverte le lendemain, il y avait rien dedans… par contre, maman s’était acheté une nouvelle paire de chaussure… »

«Roger, tu vas raconter cette histoire à chaque enveloppe vide ?? Parce que j’ai autre chose à faire après le dépouillement ! »

Normalement, souiller un bulletin, c’est-à-dire écrire ou rayer un nom, est considéré comme un vote nul et non un vote blanc. La politique n’aime pas le customisation.

« Même si je fais un cœur à côté du nom de Philippe Poutou ? c’est pas souiller un bulletin là ! c’est le magnifier ! »

De toute façon le résultat reste le même, pas besoin de trop s’embêter finalement pour voter blanc.

« Moi j’ai pris les bulletins de chacun des candidats et j’ai fait un origami de bateau avec » (True story).

Pour éviter d’avoir ce genre de vote nul, rayé, vide… il suffirait de faire un bulletin avec « BLANC » marqué dessus, ce serait bien plus simple.

« Ouais mais j’ai quand même l’impression de voter pour Laurent Blanc… Je ne la sens pas votre affaire là… Vous imaginez s’il est élu ? il a déjà du mal à choisir la composition de l’équipe de France de football, alors imaginez pour une équipe de ministre »

Un autre défaut d’un bulletin marqué « BLANC » c’est sa possible interprétation erronée…

« Ce vote est la preuve du désir des français de retrouver leurs valeurs et la supériorité de la race blanche ! »

Ouais… Fausse bonne idée ce bulletin « BLANC ».

« Excusez-moi, je fais comment moi, pour soutenir les métis « yabs-malbars » je peints mon bulletin en marron ? ».

 

Il reste encore pas mal d’organisation à mettre en place pour concrétiser la prise en compte du vote blanc… Mais heureusement il reste du temps pour réfléchir à tout ça avant la prochaine élection…

Quoi ? ah oui, les législatives ! J’avais presque oublié… encore des meetings, des débats et des sondages ! aaargghhh !! Moi qui pensait qu’on pouvait souffler un peu. Bon, je te donne encore une idée pour voter blanc mon petit lecteur…. Une certaine personne (Zou cf. liens) conseille de mettre un blanc de poulet dans l’enveloppe.

Je vous conseille de couper le blanc de poulet en petits bouts pour que cela entre dans l’enveloppe

C’est une idée, pas pratique et répugnante vu que cette viande va rester dans une urne fermée toute la journée… mais c’est une idée. Après tout le coq est le symbole de la France ! (défendons l’indéfendable avec des arguments douteux)

« Ah un blanc de poulet, ça me rappelle la fois où mon père a quitter la maison pour aller acheter un paquet de cigarette et qu’il n’est jamais revenu, maman avait préparer du poulet ce soir-là… »

«Roger, t’as pas fini de nous raconter ta vie pourrie ?! Donne moi cette viande, on aura au moins un truc à bouffer après le dépouillement ! »

(Quoi la conclusion te déçois ? Ben fais partager tes techniques pour voter blanc alors !)

PS : la photo bonus, la une de l’Express si Nicolas Sarkozy aurait gagné à l’élection. Vous trouverez cette version dans aucun kiosque à journaux… (à moins d’être dans un monde parallèle)

les comptables en gilet jaune

Depuis quelque temps, on croise des jeunes gens sur les trottoirs dans le centre-ville de Saint-Denis. Ils attendent près de la route sous un soleil de plomb, affublés d’un gilet jaune. La première fois que je les ai vus près de la rue de Nice, je me suis dit qu’il était un peu tôt pour se prostituer, mais qui sait ? les tarifs sont peut-être plus abordables en pleine journée que le soir, et au moins la lumière du jour permet de distinguer les travestis des non-travestis…

« C’est combien mademoiselle ? »

« Hein ? quoi ? ou fout’ a ou d’ma gueule ? »

« Ben quoi ? »

« Mi compt’ lotos couillon ! » (comment on écrit « voiture » en créole ?)

« Quoi ? avec votre look dévergondé, votre langage grossier et votre gilet jaune, vous êtes comptable ?? »

« Mi compt’ lotos pou la direction des routes ! »

En voilà un travail fascinant mes amis, « comptable loto » ! La direction régionale des routes a enfin trouvé un moyen de réduire le chômage des jeunes. Après les émeutes du Chaudron, il fallait réagir et créer des emplois, et la DRR a trouvé LA solution !

Tu es un jeune chômeur et tu n’as pas dépassé le cap de la 3ème ? Nous avons un travail pour toi ! Mais avant que tu signes ton CDD de 5 mois, un petit test s’impose… jusqu’à combien tu sais compter ?

« ène, dé, troi, quat’, cink, siss’, sèt’, ouite, nèf’… »

« Ouais ça devrait suffire comme ça mon gars, signe et on te file un gilet jaune et un bloc note, les lunettes de soleil et crème sont à ta charge »

« Une question messié le DRH de la direction d’la route, est ce que plus mi compt’ l’auto, plus mi gagn’ l’argent ? »

« Bien sûr, il y a une prime, à chaque voiture comptée vous avez droit à 10 centimes de plus sur votre salaire ! Allez maintenant taisez-vous et aller me compter les voitures sur la route de Piton Fougères »

« Mais n’a poin’ l’auto là-bas ! cossa ou veut mi compt’ ! ou gaign’ pas donn’ à moin pou compter sur boulevard Sud à 17h ? »

« Non ça c’est réservé au fils du directeur, lui aussi, il a raté son brevet des collèges ».

Je pense que c’est en comptant les tétrapodes qu’ils mettaient en bas la route du littoral que les gars de la direction des routes ont eu l’idée de créer ce « métier »…

l'équipement du bon comptable en gilet jaune

C’est quoi le but de ce comptage qu’un simple radar pourrait faire ? Évaluer l’importance du trafic routier ? pas besoin de stats pour voir que le réseau est saturé !

Bon après, je ne vais pas non plus cracher sur le métier, si ça peut permettre à certains jeunes sans emploi ni formation d’économiser pour l’achat d’un bal de riz chez Leclerc… Mais je vais commencer par croire qu’on aime faire compter les réunionnais.

C’est comme ces jeunes qui bossent à l’observatoire des prix. Vous voyez de quoi je parle ? Vous les avez sans doute déjà croisés ces jeunes errant dans les supermarchés avec une calculatrice et un bloc-notes. Leur métier ? Noter l’évolution du prix des paquets de lessive Ariel ou du kilo de brèdes.

« Chef, le kilo de chouchou est montée de 50 centimes encore aujourd’hui »

« À combien le kilo ? »

« 2,80 euros, chef ! »

« C’est bon, appelez Isabelle Hoarau sur Réunion Première, on va enfin gagner au jeu du prix ! à nous les places de ciné gratuites pour voir Twilight 5.2 ! »

Quoi vous ne connaissez pas le jeu du prix les matins sur Réunion Première Radio ? C’est la preuve que même dans les jeux, on aime nous faire compter. Le principe ? Il suffit de deviner quel est le prix d’un kilo de tomates, de bananes ou encore gingembre sur le marché forain pour pouvoir gagner un ticket pour le prochain concert de Gilbert Pounia. Oui, Réunion Première soigne notre côté maso, comme si cela nous faisait plaisir de connaître la réponse et de clamer fièrement à l’antenne que le kilo de courgettes était passé 2,30 euros !

Le kilo de tomates ? combien pour le kilo de tomates ??

« Isabelle, mi connaît la réponse ! Le kilo tomates lé à 2,90 euros su marché forain Saint-Paul ce matin ! Cossa moin la gagné ? Hein ?? 2 places concerts pou Gilbert Pounia ?! Mi na 6 marmailles pou nourri et ou donn’ a moin deux places concert ?! ou noré pu donn’ à moin le kilo tomates ! ».

Après si ce jeu ne vous plaît pas, vous pouvez toujours affronter l’enthousiasme sans faille et inquiétant de Christophe Berger dans « Tout le monde joue », là aussi, pour certaines questions, il faut savoir compter :

« Quel est le pourcentage de jeunes chômeurs à La Réunion ? »

Tout bien considérer, il est préférable de compter le nombre de voitures passant sur la route de Piton Fougères, c’est toujours plus distrayant que de compter nos souffrances… Bon courage aux gars en gilet jaune… « Oubli pas mett’ un casquette su zot’ têt’ ! Soleil i tap’ ! »

P.S : ce post devait être au départ une vidéo, mais au vu de la piêtre qualité des images filmés, j’ai préféré vous faire part du texte original. Pour la version vidéo, ce sera pour une prochaine fois (ou pas !) J’aurais besoin d’aide sur ce coup-là (recherche acteur  >.<)

fanm’ désespérées dans la caze

« Fanm’ désespérées dans la caze » serait l’adaptation réunionnaise de la célèbre série américaine « Desperate Housewives ».

La série montrerait les difficultés des femmes réunionnaises sur une île qui est passée en 30 ans de la case en bois sous tôle sans électricité aux lotissements chics de CBO avec télévision par satellite, piscine et parking numéroté. Je devrais bientôt déposé mon idée à Réunion 1ère, Antenne Réunion et Télé Kréol… et laisser mon idée au plus offrant de ces 3 chaînes.

La série se déroulerait justement dans un lotissement flambant neuf où les familles s’endettent sur 56 ans pour la construction de leur petite maison « créole » de 100 m2 avec 40 m2 de jardin et une niche pour le chien.

Comme dans la série originale, « Fanm’ désespérée dans la caze » raconterait l’histoire de 4 amies de longue date et voisines, mais elle se situerait dans la petite « impasse des Bougainvilliers roses ». Les noms et certains traits des personnages devant être changés pour mieux s’adapter au contexte local, le feuilleton devra quand même tenter de s’approcher des caractéristiques de la série originale… j’ai bien dit « tenter »

Synopsis :

La série débute par le meurtre, de l’une des amies des 4 héroïnes, Marie-Alice Sinamon (les ressemblances avec une personne existante et ayant existée ne sont que fortuites) par son mari Paulo. Marie-Alice commentera en voix-off et d’outre-tombe les déboires de ces quatre petites camarades avec le franc parler qui lui est propre. Son histoire servira de fil rouge à la première saison, pendant laquelle ses amies vont essayer de comprendre ce qui a poussé Paulo a tué sa femme (Marie-Alice avait un terrible secret, Paulo n’était pas le père de son enfant).

Présentation des personnages :

SUZANNE MAILLOT

Ce personnage est une jeune divorcée de 35 ans, mère d’une adolescente de 16 ans, Julia (faites le calcul). Après avoir rencontré ce qu’elle pense être l’homme de sa vie au lycée et s’être installé avec lui à l’âge de 18 ans, Suzanne découvre que son mari n’est qu’un moukat’, collectionneur de maîtresses. Elle le quitte et obtient une pension misérable, ne permettant même pas de s’abonner à Canal +. Ce manque d’argent ne fera qu’amplifier sa relation avec sa fille, toutes les deux iront très souvent aux allocations familiales et aux aides pour « fanm’ seule » du Département. Julia ira jusqu’à étudier assidûment pour décrocher une bourse, ce qui n’est pas rien quand on sait la paresse des jeunes réunionnais de 16 ans à l’heure actuelle !

Après avoir été une ancienne conteuse d’histoire à la « kriké, kraké » pendant son mariage, Suzanne devient, grâce a un bon coup de piston, employée communale au sein d’une école primaire où elle anime un atelier histoires et dessins pour les enfants d’une ZEP. Ses maladresses et son don inné pour se mettre dans le pétrin font de Suzanne, le personnage le plus attachant de la série.

BRIE DE VILLECOURT

Brie est le stéréotype de la parfaite ménagère réunionnaise. Très, très à cheval sur la propreté de sa maison, elle passe la serpillière tous les jours, repasse les vêtements de sa petite famille avec application et prends soin de sa cour. Ainsi elle n’oublie pas de nettoyer le fond de son jardin (pour lutter contre le chikungunya) et de tuer les merles maurice présents sur son pied de letchi à coup de fusil. Grande catholique pratiquante, Brie assiste à toutes les cérémonies religieuses importantes de l’île : Fête de la Salette, Assomption, Noël et Pâques habillée de son éternelle chapeau en paille. Elle visite aussi souvent que possible les statues religieuses de l’île pendant ses ballades dominicales (Vierge noire, Vierge au parasol et autres Saint-Expédit à qui elle fait des offrandes).

Mais sous ce vernis sentant bon le camphre, Brie a beaucoup de difficulté avec sa famille. Son mari, un médecin zoreil charmant, surfe sur des sites Internet peu recommandables au moins de 16 ans et passe des petites annonces échangistes dans le Quotidien. Quant à ses enfants, ils lui font voir de toutes les couleurs ! Alors qu’elle l’imaginait ingénieur biologiste au Cirad, sa fille Danielle est une vraie petite conne trop gâtée ne pensant qu’à fréquenter les boîtes de nuit de l’île et changer de petit ami comme de chaussures à talons. Son fils, envoyé à l’université pour suivre des cours de droit et devenir avocat, préfère passer ses soirées sur le front de mer de Saint-Denis habillé en robe à paillettes en racolant des hommes mariés en manque d’amour.

LYNE SOUPRAYEN

Avec ses 8 enfants (dont 2 paires de jumeaux), Lyne Souprayen est la fanm’ désespérée la plus soutenue par les allocations familiales. Étudiante brillante depuis la maternelle, elle est la première du quartier à avoir réussi son installation de parabole du premier coup. Elle est devenue en peu de temps la vice-présidente d’une société d’agro-alimentaire qui fait revivre la marque Solpak. Avec son travail, son stress et les heures d’embouteillages sur la route du littoral, Lyne Souprayen a du mal à concilier travail et vie de famille.

Elle aurait pu compter sur son mari Tom, mais ce dernier, père médiocre mais chômeur doué, considère que « père en foyer » n’est pas un travail pour « le z’honmme ». Il passe ses semaines au snack-bar du coin à vider des dodos et ses week-ends dans les stades de foot à supporter les équipes de la D1P. Bref, la vie n’est pas rose pour Lyne Souprayen, mais heureusement que ses amies sont là pour lui remonter le moral (voir l’épisode où Brie garde les enfants de Lyne pendant que celle-ci va chercher son mari au commissariat de Malartic pour bagarre de pistaches pendant une match de foot au Stade de l’Est)

GABRIELLE SILOSIA

Gabrielle est la plus jeune des personnages de la série, cette ancienne Miss Maurice habite sur l’île depuis 8 ans. Elle a épousé il y a 3 ans Charles, un réunionnais chef d’une entreprise de transport (les Cars Silosia) avec qui elle pensait vivre une vie de rêve. Hélas, Gabrielle est délaissée par son mari toujours occupé par ces affaires. Pour se venger, elle passe son temps à faire du shopping et à dilapider l’argent du couple, n’hésitant pas à s’offrir des week-ends de lèche vitrine à Dubaï. À cette vendetta financière s’ajoute l’adultère ! Pour combler son manque d’amour, elle n’hésite pas en effet à tromper son mari avec son bel homme à tout faire de 17 ans, Jonathan Roland.

Malgré ses 8 ans passés à la Réunion, Gabrielle a gardé son accent mauricien, ce qui entraîne souvent l’hilarité chez la ménagère de moins de 50 points de QI.

Personnages secondaires :

« Fanm’ désespérées dans la caze » dispose également d’un tacon (de beaucoup) de personnages secondaires/faire valoir. Parmi lesquelles Edith Law, une croqueuse d’hommes sans scrupule qui travaille dans une agence immobilière. Selon certains ladi lafé, Edith aurait participé au film « Union à la Réunion » (je vous laisse faire la recherche sur Google). On retrouve également Carinne Magamourou, vieille dame amatrice de ladi lafé et au caractère bien trempé qui n’hésite pas à divulguer les commérages du voisinage sur les ondes de la radio Free Dom. La série devrait avoir aussi un charmant couple gay, mais Mgr Gilbert Aubry, consultant obligatoire pour toutes nouvelles émissions de télé, posera sans doute son veto.

Remarques :

Selon mes estimations, la série devrait connaître un succès sans précédent dans l’histoire de la fiction réunionnaise, loin très loin devant « Camion Bar », le « Boui-boui » et « Chez Mangaye ».

Beaucoup de femmes réunionnaises devraient se retrouver dans les différents personnages de « Fanm’ désespérées dans la caze », même les habitantes du Chaudron et du Port. Pas contre, les femmes des hauts de l’île ne risquent pas de tout comprendre de la vie personnages, tellement loin de leurs préoccupations (la série ne prenant pas en compte l’élevage de volailles, l’entretien du champ de chouchou et la confection de poupées ramasse poussière en brèdes). Mais je reste optimiste, si vous aussi vous souhaitez participer en tant que scénariste, caméraman, producteur (surtout) ou acteur (j’aurais bien vu Valérie Bègue comme Suzanne, après tout ce n’est pas comme si elle avait un vrai travail en ce moment) venez vite me rejoindre ! Faites un commentaires ou écrivez-moi (metaphysiqueduletchi@hotmail.fr) pour me faire part de votre idée pour cette série qui ne verra jamais le jour ! ^.^

Voilà, un post en hommage à la série Desperate Housewives qui nous a diverti pendant plus de 7 ans et qui entame sa dernière saison cette rentrée. Je suis désolé, pour le manque de mises à jour ces derniers temps, je n’ai même pas pu parler du 11 septembre ou des requins. J’étais un peu occupé par le travail et ma recherche d’appartement ces quelques jours, je vous en reparlerai bientôt, sur ce, bonne rentrée des séries à vous (j’ai regardé le premier épisode de la saison 4 de Fringe hier, Shazou, je suis faible)