gimp 2014.01

En ce début d’année 2014, je me suis pas mal amusé avec Gimp et l’actualité. Certains ont pu le voir sur les pages Facebook et Twitter.

J’ai décidé de résumé ici, les différentes images mises en ligne.

Quand LadiLafé_FR lance sur Twitter un jeu des noms de films créolisés, je m'amuse assez vite

Quand LadiLafé_FR lance sur Twitter un jeu des noms de films créolisés, je m’amuse assez vite

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Les 2 et 3 janvier, le cyclone Bejisa touche l'île. S'il ne restera peut être pas dans les mémoires comme un cyclone catastrophique, néanmoins, il permettra à certains de "LEVEL UP !"

Les 2 et 3 janvier, le cyclone Bejisa touche l’île. S’il ne restera peut être pas dans les mémoires comme un cyclone catastrophique, néanmoins, il permettra à certains de « LEVEL UP ! »

Le 8 janvier, la vierge parasol a été retrouvée étêtée un matin à Ste Rose. Une image très second degré (sur une idée originale de R2)

Le 8 janvier, la vierge parasol a été retrouvée étêtée un matin à Ste Rose. Une image très second degré (sur une idée originale de R2)

Le 31 janvier, la communauté chinoise a fêté l'année du cheval... nous aurons une petite pensée envers une grande marque de produits surgelés

Le 31 janvier, la communauté chinoise a fêté l’année du cheval… nous aurons une petite pensée envers une grande marque de produits surgelés

Les stations services de La Réunion annonce une grève le 29 janvier, les réunionnais s'adaptent

Les stations services de La Réunion annonce une grève le 29 janvier, les réunionnais s’adaptent

Fin de la grève des stations-service à La Réunion, nous pouvons être "soulagés"
Le 2 février : fin de la grève des stations-service à La Réunion, nous pouvons être « soulagés »

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[vidéo] le patrimoine d’un pied d’riz

Vidéo

Avec l’affaire Cahuzac, je me suis interrogé sur le patrimoine des réunionnais, ou plutôt les signes extérieurs qui montrent qu’on a un gros p…. patrimoine.

Veuillez excuser les changements de luminosité entre les scènes, mon système d’éclairage (le soleil) n’était pas au point.

l’école des embouteillages

J’avais déjà écrit un article sur les embouteillages (ici), je l’ai repris et transmis au Quotidien de la Réunion. A ma grande surprise, ils l’ont publié dans le courrier des lecteurs. Voici donc la version non coupé de ce courrier :

Cela fait plus d’une semaine que les vacances sont terminées et nos têtes blondes, noires, crépus, lisses, rousses… ont retrouvé le chemin de l’école. Bien sûr il y a eu ceux qui étaient tout contents de revoir leurs camarades de classe et partager avec eux leurs souvenirs de vacances (je suis resté à la maison, j’ai regardé la TV, joué la console, surfé sur internet….) tout un programme ! Mais il y en a eu aussi ceux qui étaient moins heureux et qui ont dû pleurer dans les robes de leur mère une fois la cloche sonnée.

Je compatis avec ces derniers. J’étais un marmaille qui aimait l’école, mais encore aujourd’hui à la rentrée scolaire moi aussi j’ai envie de pleurer dans la robe de ma mère et ceci pour une raison simple : je suis automobiliste !


Les vacances sont un moment propice pour ceux qui prennent la route chaque matin pour aller travaillé à Saint-Denis. Mais le retour des marmailles à l’école correspond aussi au retour des embouteillages pour aller vers le chef-lieu (qu’on soit de l’Est ou de l’Ouest) et plus les années passent plus le nombre de voitures semble augmenter (comme le nombre d’élèves par classe). La rentrée c’est donc le moment pour nous autres conducteurs de retrouver, comme les enfants en classes, nos camarades de la route et comme à l’école il y a toujours les mêmes têtes.


Dans les embouteillages il y a tout d’abord nos amis chauffeurs de poids lourds qui par leur taille nous empêchent de voir la route. Ils sont comme les grands garçons qui s’asseyaient devant nous en classe et nous empêchait de voir le tableau… on a qu’un seul souhait : leur passer devant !

Dans un autre registre, il y a les fourbes qui ralentissent au moindre accrochage, petit accident ou voitures bordées sur la bande d’arrêt d’urgence. Tels de petits charognards, ils adorent observer l’état des conducteurs et appeler Freedom au plus vite pour signaler l’incident. À l’école, ils correspondent aux sales rapporteurs qui appelaient la surveillante ou l’instit pour dénoncer les bagarres des autres camarades. Le phénomène du « rapporteur qui ralenti » est plus que gênant quand « l’accident » en question et dans l’autre sens de circulation…

On retrouve également « les enfants terribles » qui conduisent n’importe comment et doublent comme des fous, ceux là même qui ont des autocollants de flammes ou de bull-dog avec des vitres teintées et qui vous klaxonnent au premier ralentissement. À l’école, ils correspondent aux dézordeurs que nos parents nous défendaient de fréquenter parce qu’ils pouvaient avoir une mauvaise influence sur nous, leur avenir était souvent incertain.

Il y a aussi « les riches », dans les cours de récré, ce sont ceux qui portaient des T-shirts de marque et des baskets flambants neuves. Sur la route ce sont les propriétaires des plus grosses voitures. Ces conducteurs toujours pouponnés (chemises chères et lunettes noires) ont droit à des regards envieux des autres camarades conducteurs.

Heureusement, on peut toujours se moquer des petits nouveaux, ces jeunes automobilistes nerveux avec leurs plaques A dans le dos. Souvent se sont de jeunes étudiants timides allant à la fac et ne sachant pas ce qu’ils doivent faire. Ils ont encore plein de choses à apprendre dans cette jungle routière avant de se trouver une personnalité, leurs gestes sont hésitants et tout le monde se fout d’eux.

Cette bande ne serait rien évidemment sans « les enfants sages », ceux là même qui ralentissent bien voire trop bien devant chaque radar et qui font gaffe aux limitations de vitesse, car les enseignants… je veux dire les agents de police nous surveillent.

À ce petit monde de la route, s’ajoute les motards, les rebelles par excellence, les plus cools du bahut, qu’on regarde avec avidité nous dépasser dans les embouteillages, mais qui pourtant craignent la moindre averse. En cette saison on retrouve aussi sur certaines portions de la Nationale nos potes agriculteurs avec leur tracteur roulant à 50 km/h qu’on peine à dépasser dans les montées (celle de Bel Air à Sainte-Suzanne en particulier). Ceux-là, on ne sait pas très bien ce qu’ils viennent faire là mais on fait avec. Ce sont les camarades de classe louches, les bizarres… On n’apprécie pas vraiment leur compagnie et on préfère les fuir au plus vite.


Mais dans cette cour de récréation d’automobilistes, on a quand même tous le même but : arrivé à destination (Saint-Denis). Et après de longs ralentissements, des montées, des descentes et des feux rouges interminables (sur le Lancastel en particulier), nous arrivons souvent exténué à notre place de parking (si elle n’est pas prise). À ce moment, nous avons la même interrogation que les enfants qui sont à l’école : quand est ce que je ne saurais plus obligé de subir tout ça ?

Je vous souhaite à tous, amis usagers de la route, une bonne rentrée ! Un jour, peut être, nous prendrons le bus !

Pour retrouver la version paru dans le Quotidien de la Réunion cliquez ici

la rentrée des conducteurs

C’est la rentrée des classes à la Réunion, les vacances sont terminés et nos têtes blondes, noires, crépus, lisses, rousses… retrouvent le chemin de l’école. Bien sûr il y a ceux qui sont tout contents de retrouver leur camarades de classe et partager avec leurs souvenirs de vacances (je suis resté à la maison, j’ai regardé la TV, joué la console, surfer sur internet….), il y a d’autre qui sont moins heureux et qui vont pleurer dans les robes de leur mère une fois la cloche sonner.

Je compatis avec ces derniers. Non, pas que j’ai été un marmaille qui n’aimait pas l’école, mais encore aujourd’hui j’ai envie de pleurer et de me pleurer ma mère une fois la rentrée arrivée et ceci pour une raison simple : je suis automobiliste !

Comme chacun sait, les vacances sont un moment propice pour ceux qui prennent la route chaque matin pour embaucher à Saint-Denis. Mais le retour des marmailles à l’école correspond aussi au retour des embouteillages pour aller vers Saint-Denis (qu’on soit de l’Est ou de l’Ouest).

Je vous présente donc aujourd’hui les pires situations possibles en une seule matinée sur le trajet Saint-André/Saint-Denis (ceux qui se reconnaîtrons ont ma sympathie éternel) :

7h00 : comme chaque matin, je fais ma première tentative pour entrer sur la nationale 2 par la voie d’insertion, au bout de 2 refus des autres voitures, je force le passage en m’insérant comme un connard (et pas de signe de la main pour dire merci, la route c’est pas pour se faire des amis)

7h03 : je subis mon premier ralentissement, les voitures lèvent le pied à l’approche du premier radar fixe

7h04 : nouveau ralentissement dû au virage dangereux créé pour protéger le temple malbar (mais qui a conçu cette route ?)

7h06 : plusieurs voitures essaient d’entrer sur la Nationale, je les invite à s’insérer en leur faisant des appels de phare, mais aucune ne comprend mon message et elles continuent à rouler à 60 km/h, je freine et passe à la seconde

7h10 : la présence d’un tracteur cause un ralentissement

7h14 : j’arrive à dépasser le tracteur, mais il y a de nouveau un ralentissement juste après, les autres conducteurs admirent le radier de la Rivière Sainte-Suzanne qui est fermé suite à de fortes précipitations (oui, c’est ce qu’on appelle une rivière ou de l’eau qui coule… c’est très commun comme phénomène croyez-moi)

7h17 : montée de Bel-Air, je me retrouve derrière un camion-citerne et il m’est impossible de dépasser… un bus est déjà sur la voie de gauche, il roule à 65 km/h et peine à dépasser

7h20 : j’arrive à proximité du virage de la Ravine des Chèvres, nouveau ralentissement dû à un tractopelle roulant à 40 km/h

7h24 : je remarque que paradoxalement on roule sans problème dans le virage de la Ravine des Chèvres

7h25 : faux espoir, un nouveau ralentissement au niveau des stations-service des Cocos

7h28 : la voiture devant moi laisse entrer tous les véhicules de la voie d’insertion, impossible de passer sur la voie de gauche, des motards dépassent en passant au milieu de la route (et même pas un merci du pied de leur part pour m’être décalé, ils sont ronchons aussi ce matin)

7h32 : toujours dans mon ralentissement, j’envisage à passer mon permis moto

7h36 : une voiture est sur la bande d’arrêt d’urgence, tout le monde ralenti pour vérifier l’état de la bagnole

7h39 : ralentissement à cause d’un radar fixe situé dans l’autre sens de circulation (c’est logique)

7h42 : nouveau ralentissement, deux voitures se sont accrochées et sont sur la bande d’arrêt d’urgence, dans l’autre sens de circulation… les gens ralentissent pour observer les dégâts. Une nouvelle définition du mot voyeurisme me vient en tête.

7h46 : ralentissement « normal » vers l’échangeur de Gillot, je roule à 30 km/h dans une descente de 5% (défions ensemble la gravité !)

7h50 : nouveau ralentissement pour la sortie du Chaudron, j’essaie tant bien que mal de doubler, tiens c’est le retour du bus…

7h52 : nouveau ralentissement à cause du radar à 70 km/h à l’entrée de Saint-Denis, tout le monde roule à 50 km/h (il faut faire attention, des fois que le radar soit mal réglé)

7h55 : je vois enfin la position du radar en question

7h58 : j’entame la succession de feux du boulevard Lancastel

7h59 : feu rouge, on s’arrête (ben oui, encore heureux)

8h00 : feu rouge, un piéton a appuyé sur le bouton, mais il ne traverse pas… toutes les voitures s’arrêtent et je regarde d’un air méchant le piéton statique en question

8h05 : feu rouge

8h07 : feu rouge, une fois qu’on en a un, on les a tous

8h09 : feu rouge, vous êtes sûr que je ne suis pas daltonien docteur ?

le trajet semble pourtant si court... (merci Google Earth)

8h12 : ralentissement pour la sortie « Saint-Denis, Centre-ville » le temps d’admirer le cimetière et d’imaginer le nombre d’automobiliste qu’on voudrait y mettre dedans

8h14 : ralentissement dans les ronds-points, personne ne mets son clignotant comment je suis censé savoir où ils vont ?

8h17 : j’atteins la gare routière, deux Car Jaunes me passent devant (toujours pas de merci ?)

8h20 : nouveau ralentissement dans les ronds-points, ça commence à tourner en rond cette histoire

8h25 : j’arrive à mon parking, il n’y plus de place, je maudits les gens mal garés en rangement en bataille

8h30 : je me gare sur la seule place de libre, la même que j’ai prise quand on a cassé la vitre de ma voiture et volé l’autoradio

8h35 : j’arrive au bureau avec 25 min de retard, mon boss m’accueille à l’entrée et regarde sa montre « il est temps de te trouver un logement à Saint-Denis ou de te lever plus tôt… »