sarcasmes et autres petits plaisirs #3

Troisième épisode des vidéos « Sarcasmes et autres petits plaisirs » dans laquelle je me contente de parler de manière « brute » à la caméra pour donner mon avis.

Cette fois-ci, je m’attaque à l’un des événements les plus attendus chaque année par les réunionnais : le salon de la maison (qui se termine bientôt).

La vidéo est mise en ligne un peu en avance, je comptais la publier le dimanche 11 mai et puis je me suis dit « aaahh, elle est prête autant qu’elle soit publiée tout de suite ». Vous comprendrez mieux pourquoi dans l’introduction je dis « le salon de la maison s’achève aujourd’hui »…

J’ai travaillé avec le même appareil photo que pour la vidéo dernière, la qualité est meilleure que ma caméra mais l’APN est moins pratique (d’un point de vue batterie notamment), je ne pense pas faire toutes mes prochaines vidéos avec…

Sinon, sur le contenu de la vidéo : je voulais faire un « Letchi Amer » sur le salon de la maison (idée que j’avais eu l’année dernière) avec les autres personnages et tout, mais je n’ai pas eu le temps. Je me concentre en ce moment sur un autre texte, quelque chose d’assez long… Le salon de la maison arrivant à son terme, j’aurais quand même été triste de ne rien dire dessus, d’où cette vidéo « Sarcasmes et… » qui ironiquement est longue comme un « Letchi Amer ». J’espère que cela vous conviendra…

Bon je retourne bosser sur la prochaine vidéo, j’essaierai de faire en sorte qu’elle ne dure pas 15 minutes… j’essaierai…

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les étudiants

Je ne m’attendais vraiment pas au succès de la vidéo sur l’université qui a fait +1 000 vues en moins d’une semaine (un record pour ma chaîne YouTube). Dans l’article précédent, j’expliquais pourtant ne pas m’attendre à de nombreuses vues pour ce sujet, me voilà agréablement surpris !

Je vous présente cette semaine une nouvelle vidéo en rapport avec l’université. Je décris à présent les étudiants qu’on retrouve en faculté, encore une fois les stéréotypes sont présents (mais c’est pour mieux s’en amuser) :

J’ai écrit cette vidéo en même temps que le texte de celle sur l’Université. Au départ, il devait il y avoir qu’une seule vidéo, mais vu le lourd sujet qu’est la fac, j’ai préféré en faire deux. Sinon, vous auriez eu 14 minutes de vidéo sur l’université, ce qui particulièrement long et vous avez peut être autre chose à faire de votre journée… des cours à réviser par exemple ?

Voici donc une vidéo un peu à part, une sorte de bonus qui n’en est pas vraiment un. Je ne sais même pas dans quelle catégorie mettre cette vidéo sur ma chaîne YouTube : bonus ? Le Letchi Amer ? Une nouvelle catégorie ? Vous vous en moquez peut être, mais le maniaque que je suis, non !

Les points particuliers de cette vidéo :

Il n’y a pas le duo Présentateur / Letchi Amer, mais un mélange des deux (les lunettes du présentateur + le T-shirt du Letchi Amer) Pourquoi ? Vu la structure de la vidéo, le duo aurait alourdi inutilement la « dynamique », parfois, il faut faire les choses simplement.

Les différents personnages joués sont habillés de la même manière. Vous connaissez ma tendance à changer de vêtements pour faire les différentes personnes, j’y arrive d’ailleurs grâce à un placard bien rempli. Cependant, la vidéo a été tournée le même jour que celle sur l’université (eh oui, je suis un grand malade !) et changer de vêtements à chacun de ses personnages qu’on aurait qu’une fois, aurait été ingérable ! (d’autant qu’ils restent moins de 10 secondes à l’écran)

En plus, le T-shirt bleu que je porte est le même que celui de la toute première vidéo du Letchi. Voyez cela comme un hommage à ma chaîne YouTube qui fête ses 2 ans d’existence ce mois-ci (je trouve des justifications pour tout !).

Ich spreche Deutsch ! En fait non, et cela doit s’entendre ! J’ai fait Espagnol en LV2 dans ma jeunesse (cf. vidéo sur le baccalauréat). Mon prof d’allemand express lors du tournage c’était l’outil linguistique de Google (et sa synthèse vocale).

Pourquoi avoir choisi de faire un Erasmus allemand ? J’ai côtoyé plus d’étudiants allemands qu’Espagnol à la fac (4 vs. 1). Je n’ai rien contre eux, cette blague des « Pieds sales » c’est Zou qui me l’a soufflé et j’ai trouvé ça drôle… je ne pouvais m’en priver !

Le seul passage en créole de la vidéo c’est « le martin » pourquoi en créole à ce moment là ? J’aime bien faire des clins d’œil à des moments que j’ai réellement vécus et cette discussion est une chose que j’ai entendue en amphithéâtre pendant un cours de maths (je ne vous ai pas fait la version des filles qui discutent de l’importance du choix de culotte alors que t’essaie de comprendre un cours de physique…) Ce texte m’est venu plus naturellement en créole qu’en français…

l’université

Il est temps d’affronter l’enseignement supérieur ! et quoi de mieux que l’université ?

Je ne vous sens pas convaincu… et pourtant la fac présente de nombreux avantages et même si la vie à l’université s’approche parfois d’un voyage initiatique, voir d’un parcours du combattant, on peut y passer de très belles années !

Cette vidéo est dédiée à celles et ceux qui ont partagés mes années d’université que ce soit à La Réunion ou en Hexagone.

L’idée de parler de la fac me trottait dans la tête depuis longtemps déjà… j’ai commencé à écrire le texte au mois de juillet, mais j’avais du mal à le finir et puis j’avais aussi plein d’autres idées plus facile à écrire qui se bousculaient dans mon cerveau (Free Dom et les vidéos de comparaison La Réunion / Métropole notamment).

J’aurais souhaité faire cette vidéo en août, un peu avant la rentrée universitaire (et avant de partir en vacances) mais l’élection de Miss Réunion a pris le dessus (trop tentante ces candidates !). Du coup, la vidéo n’est réalisée que maintenant alors que les étudiants sont rentrés depuis de bonnes semaines déjà.

Est ce une suite de la vidéo sur le Baccalauréat ? Oui… mais non ! C’est vrai que je repars sur le format « Le Letchi Junior découvre la vie avec l’aide du Présentateur et du Letchi Amer » mais il est difficile de faire un sketch aussi bien que le Bac. D’une part, parce que le Bac reste un événement majeur dans la vie des jeunes français/réunionnais (le premier véritable examen) et qu’il est source de tous les fantasmes. D’autre part, les gens ne passent pas toujours par l’université (d’après, il y aurait d’autres types de formation aussi bien, voire meilleure !) donc ils se sentent moins concernés par le sujet.

Voilà pourquoi je ne m’attends pas à beaucoup d’émule autour de cette vidéo. Vous pouvez vous demandez alors pourquoi je l’ai faite ? Eh bien, petit curieux, tout d’abord, je fais ce que je veux (oh, c’est mon blog !) ensuite (like i said before) parce que l’idée me trottait dans la tête depuis trop longtemps et quand une idée bouge dans mon crâne, je me dois la libérer ! (On ne sait jamais, elle pourrait essayer de vouloir sortir toute seule à coup de piolet)

DSC01579Je garde beaucoup de bons souvenirs de la faculté, alors même si ce n’est pas vendeur comme sujet, je me devais d’en parler, ne serait ce que pour « rendre hommage » à l’Université de La Réunion qui, malgré sa petitesse dans le paysage de l’éducation à l’échelle nationale, m’a beaucoup apporté au niveau de ma formation mais aussi humainement (c’est beau ce que j’écris).

humeur : un igloo mafatais

Tu te souviens des hélicos qui nous berçaient le soir ? Des incendies qui teintaient de rouge le ciel ? Tu te souviens des images diffusées à la télévision nationale ? Des analyses tordues sur le pourquoi du comment de la société réunionnaise ? Je vois dans tes yeux de la nostalgie… ne t’en fais pas, cette année encore nous aurons droit à nos manifestations de jeunes désœuvrés et désorientés.

On commence avec les jeunes saint-lousiens qui, en ce mois anniversaire des événements du Chaudron 2, prennent le relais, ou plutôt le flambeau, afin de faire entendre leur réclamations.
Il manque de travail pour la jeunesse ? La solution des saint-louisiens : saccager les abris bus, bloqués les rond-points et le pont de la Rivière Saint-Etienne (déjà qu’on est embêtés par la fermeture du radier – j’y reviendrais). Dans cette manifestation il y a quand même deux trois trucs que je ne comprends pas : tout d’abord l’intérêt de brûler une école ? C’était quoi l’objectif ? On n’a pas d’emploi, faisons en sorte que la génération suivante n’ait pas d’éducation ? Ensuite, c’est quoi ce type qui armé d’une tronçonneuse s’en ai pris aux arbres de la ville ? « Aller, je vous montre que je ferais un super emploi vert pour la mairie ! j’élimine les arbres !! » A priori, il n’a pas tout compris du principe d’un emploi vert…
Enfin, devinez à qui les jeunes demandent des emplois ? Au maire de Saint-Louis ! Oui, parce qu’à priori ce sont les communes qui créer de l’emploi (je découvres, là)
Ma question c’est pourquoi chercher du travail à la mairie du Saint-Louis ? elle est sous tutelle de l’Etat pour ses finances, c’est l’une des communes les plus endettés de l’île ! Demandez un emploi à la ville de Saint-Louis revient à envoyer une candidature spontanée chez Petrolus ou Acelor Mittal France !
Autant faire votre demande à une commune en plein essor ! Comment ? Il n’y en aurait pas à La Réunion ? Toutes les communes sont dans le rouge ? Bon, ben, continuez à brûler des poubelles alors ! (et sinon le Pôle Emploi, vous avez testé, on m’a dit que c’était the place to be pour la recherche d’un travail ?)

Hier soir, les jeunes chaudronnais sûrement jaloux que l’anniversaire de leur manif 2012 soit éclipsé par les événements de Saint-Louis, se sont eux aussi amuser à brûler quelques poubelles. Bon ce n’est pas encore du niveau de l’année dernière… les gars, on vous a connu plus en forme ! On va commencer à vous prendre pour des ‘ti graines… Soyez à la hauteur de votre réputation ! Hier j’ai à peine entendu un hélico passait et quelques cris ! Même pas de quoi m’empêcher de dormir !

Pour revenir à Saint-Louis, je demanderais aux manifestants juste une chose : pas touche au radier de la rivière Saint-Etienne ! Il y a des limites ! Les poubelles brûlées et les écoles incendiées, d’accord, mais les embouteillages, non ! On en a déjà assez !

radier st etienne cri femme

(photo J.Lebon – JIR)

6 ans après Gamède et l’effondrement de l’ancien pont, le nouvel ouvrage d’art n’est toujours pas terminée (livraison prévue en début d’année 2013, non, plutôt en juillet, non, en fait c’est en septembre). Le radier mis en place en rivière pour le trajet St-Louis/St-Pierre n’a pas tenu aux pluies de Felleng (ni à celle de Dumile). N’empêche, chers travailleurs du nouveau pont et du radier vous avez quand même eu 4 ans sans aucune crue significative alors que les voitures passaient “dans” la rivière…. pas une fois durant cette période il n’y a eu de dégâts sur le radier ! Faut vraiment être chanceux… ou bien c… Je serais vous je poserais des questions à ma femme sur sa fidélité durant ces dernières années…
Mais en cette année 2013 (aller savoir si cela a un lien avec le 13), deux grosses perturbations en moins d’un mois, deux coupures du radier… et de longues, très longues file d’embouteillages pour passer sur l’unique pont restant…
Sur les ondes des radios, les 800 000 ingénieurs en génie civil de La Réunion ont crié leur mécontentement et donné leur avis sur la conception du radier et du futur pont… (800 000 ingénieurs à La Réunion et les jeunes Saint-Louisiens veulent avoir des emplois verts… je sens un problème là)
Les plaintes ne changeront rien au fait qu’il faudra 3h30 pour joindre Saint-Denis à Saint-Pierre. Ça rappellerait presque l’époque d’avant la route des Tamarins, sauf que là au lieu d’admirer le Cap La Houssaye coincé dans les embouteillages, on peut admirer l’étang du Gol et l’usine sucrière de Saint-Louis, c’est moins glamour, je vous l’accorde. Moi j’ai opté par les Plaines pour faire St-Denis/St-Pierre, résultat : 1h45 de route mais surtout un beau paysage de montagnes (avec des vaches).

En dehors de ces tracas, il y a quand même des nouvelles “insolites” sur l’île, comme cette annonce dans le JIR. On prévoit bientôt à La Nouvelle l’ouverture d’un Igloo.

mafate la nouvelle - igloo

Image non contractuelle

Alors que les zoreils tombés par hasard sur ce blog, se rassurent, il ne fait pas encore suffisamment froid à La Réunion pour qu’on remplace les vouves de bichiques par des harpons pour la chasse aux phoques. L’Igloo est un glacier, l’un des plus connus de l’île.
En trois ans, le glacier, historiquement implanté à Saint-Denis, a ouvert plus de nouvelles enseignes que Mc Donalds à La Réunion… et si les choix d’implantation jusque là m’avait étonné (Le Port, le Chaudron, Saint-André, Saint-Joseph…) ce n’était rien comparé à cette ouverture à Mafate !
Non, mais Mafate quoi ! le cirque le plus isolé, le mieux protégée de l’île aura un Igloo ! (J’imagine les Salaziens se farcir le Col des Boeufs et ces 2h30 de marche pour aller manger des profiteroles). Les puristes de la randonnée vous diront que de toute manière, La Nouvelle ce n’est pas Mafate, cet îlet a perdu de son charme et est depuis longtemps devenu un gros village… Oui, mais quand même, ça reste choquant !
On annonce que les glaces seront acheminés par hélicoptère depuis le littoral… Un délire digne du téléphérique Saint-Leu/Cilaos !
Quand on pense que l’hélico est surtout utilisé pour le transport de matériel nécessaire à la (sur)vie des Mafatais et leur apporter meubles et provisions, on se rend compte du luxe farfelue de manger des glaces faites sur le littoral (qu’on a quitté il y a quelques heures plus tôt – la glace goyavier est arrivée à La Nouvelle avant vous !).
Cela me rappelle une histoire sur Mme Desbassayns qui habitant dans à Villèle (St-Paul) demandait à ces esclaves d’aller chercher de la glace dans la région du Grand Bénare (à la Glacière) pour avoir des glaçons dans sa boisson en été… Grisant !

Gérald Mercadier a écrit un roman “Mafate City” dans lequel il d’écrit une Réunion futuriste où Mafate devient une grande métropole, j’espère que ce projet d’Igloo n’en est pas la première pierre, enfin, le premier glaçon…

humeur : papa noël fais pas ton rapiat !

Cher Père Nowel,

En ces temps de crise et de doute où il ne fait pas bon d’être grec ou pédé* (il y a un lien entre les deux ?), je me disais que ce serait sympa que cette année tu ne fasses pas ton chieur avare et que tu nous files à tous, les cadeaux que l’on souhaite sans y regarder à la dépense.

Car vois-tu, vieil homme barbu arctophile, après toute la crasse qui nous ait tombé dessus cette année, nous sommes assez déprimés. Il est grand temps de faire un geste pour augmenter notre capital bonheur et réchauffer nos cœurs malheureux.

Rappelle toi en début d’année, notre cri d’agonie à cause de la hausse du prix des carburants. Une souffrance qui nous à pousser à nous rouler par terre devant l’entrée de la préfecture, tel un enfant dans un magasin de jouets pour obtenir une figurine d’Action Man. De nombreux automobilistes perdaient le moral à mesure que leur voiture se remplissait d’essence et que le compteur en euros augmentait.

Il y a bien eu un geste de la Région pour maintenir les prix, mais est-ce suffisant ?

Quelques semaines plus tard, c’était les jeunes réunionnais qui gémissaient de douleur dans les rues de Saint-Denis, du Port et de Saint-Louis. Des jeunes qui ne pouvaient s’offrir le dernier iPhone 4S** et des Nike Dunk fluos. Les poubelles et les abris de bus brûlés étaient l’expression de la douleur de ces adolescents qui ne peuvent pas consommer comme la société le leur impose.

Il y a eu des baisses de prix sur des produits de grande consommation (mais pas sur l’iPhone), est-ce bien suffisant ?

Regarde ensuite, les attaques de requins à répétition qu’il y a eu cet hiver. Impossible de ne pas déprimer quand on voit ses plages vides le long de la côte ouest. Comment ne pas compatir avec ces commerçants tristounes de ne pouvoir écouler leur stock de coca à 5 euros ? Et ses surfeurs regardant les vagues se déchaîner sans pouvoir en profiter ? Et ses professionnels de plongée, la larme à l’œil, ne pouvant faire payer 55 euros aux touristes pour un baptême de 30 min ? Ces attaques ont causé tant et tant de peine. Un maire a même décidé de prendre les devants en défiant la loi et la logique pour autoriser la chasse aux squales sur sa commune… sans succès. Un brave homme qu’on retrouvera d’ailleurs devant la préfecture*** larmoyant et dévasté, minerve au cou alors qui voulait sauver veuves et orphelins dont ceux de sa commune (si pauvres et désemparés).

Comment ne pas vouloir consoler tant de gens dans le besoin ? Il y a bien eu des actions de prévention contre les requins, des réunions avec le préfet, des journalistes battus, mais est-ce suffisant ?

Si ton regard n’est pas encore compatissant, Père Noël, alors regarde, regarde un peu, ces herbes jaunes, ces ravines asséchées, ces planteurs au bord de la dépression… la sécheresse a ravagé le Sud de l’île avec une sévérité jamais égalée****. Les agriculteurs ont la mine aussi décomposée que leurs tomates et ananas Victoria. Bien sûr, après des manifestations devant la préfecture, il y a eu une aide de 5 000 euros pour chacun des agriculteurs touchés, mais cette somme est-elle suffisante ?

Tu vois bien Père Noël, à quel point nous avons besoin d’aide, à quel point il nous faut du baume à cœur (ou à défaut de l’Inongan). Nous sommes un peuple qui a beaucoup souffert, nous sommes un peuple qui va encore souffrir (fond sonore). Alors s’il te plaît, ne fais pas ton rapiat papa Noël. Soit plus efficace que le Préfet, donne nous ces cadeaux qui nous redonnerons le sourire : ces iPod, iPhone, iPad, Galaxy S3, Nintendo 3DS, XBox 360, Audi A6, Mini Cooper, DS3, jeans Kaporal, montre Guess… qui combleront notre infortune et viendront compléter subventions, primes et aides sociales que nous quémandons à chaque manifestation. Offre nous Père Noël du fun, du prozac et des ailes, ce Noël de rêve que chaque réunionnais souhaiterait chez lui.

Z’enfant i pleur’ pas i gagn’ pa tété, mais si le z’enfant i pleure tout le temps, comment savoir ce qui doit réellement le combler ?

Cette année j’ai (réellement) connu des crasses et je souhaite des trucs pas trop compliqués pour Noël, alors pour mes amis en manque d’imagination, j’ai fait une liste de cadeaux. Quoi ? vous pensiez qu’après un discours aussi sarcastique, je n’allais pas oser mettre ma liste de cadeau ? Ahah ! C’est mal me connaître ! Si mes compatriotes peuvent rêver de joujoux hi-tech pour Noël, finalement pourquoi me priverais-je de désirer des cadeaux sympas ? (et dont le coût moyen est inférieur à 25 euros)

– La BD « Transmetropolitan » de Warren Ellis : le tome 1 ou le 2 ou le 3 ! La personne qui me trouve un de ces tomes aura droit à un bisou !

« Pyongyang » de Guy Deslisle ou « Les Chroniques Birmanes » c’est au choix

– un album d’Archive de préférence « Controlling Crowds »

– la saison 2 de « Borgen »

– le tome 2 de « Tu mourras moins bête » de Marion Montaigne

Ratchet et Clank : QForce sur PS Vita (parce que je suis un faux gamer) mais là je peux toujours me gratter.

Bien sûr, je n’aurais pas grand chose de ma liste le jour de Noël… alors je vais commencer à faire des économies pour me les offrir plus tard… ah tiens, 20 centimes dans ma poche droite ! C’est un bon début. Et vous malgré la crise et les subventions, quels sont vos envies de cadeaux ?

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Pour comprendre parfaitement les sarcasmes et références de ce texte, il est conseillé de cliquer sur les liens

* terme affectif, il va s’en dire

** à l’époque

*** décidément la préfecture c’est the-place-to-be à La Réunion

**** comme l’année dernière, comme l’année d’avant…

il était une fois… le pôle océan

Il était une fois, dans le Royaume de Saint-Denis, un bout de quartier proche du centre historique et de l’Océan.

Ce petit bout de ville possédait quelques commerces, une gare routière, des maisons et même un vendeur de samoussas. Ce n’était pas le plus bel endroit de la ville, à vrai dire, il ne possédait rien de bien particulier qui puisse le démarquer des autres lieux dionysiens. Pourtant un beau jour, le seigneur de la ville prit une décision. Il voulut détruire ce morceau de quartier sans histoire pour en faire un immense complexe commercial.

Il demanda à des ingénieurs très compétents d’imaginer une grande construction moderne, splendide et grandiose qui rendrait jaloux tous les autres suzerains de l’île.

Les très compétents ingénieurs imaginèrent alors une immense structure de verre, de béton et d’acier pouvant contenir des centaines de boutiques et des milliers de visiteurs. Ils rajoutèrent à leurs plans de grandes salles de cinéma, une nouvelle gare routière et même un hôtel pour accueillir les invités étrangers venant découvrir le Royaume. Ils présentèrent ensuite leur projet au seigneur.

« N’est ce pas trop faste pour mon Royaume ? » s’enquit le souverain.

« Non, mon seigneur, rien n’est trop beau pour votre Royaume, aucun édifice n’est semblable à celui-ci. Tous les souverains de l’île jalouseront notre ville ! » répondirent les très compétents ingénieurs.

Le souverain convaincu et satisfait des plans, schémas et maquettes que lui présentèrent les ingénieurs, décida de lancer l’érection du centre commercial. Il appela ses crieurs publics et leur ordonna d’informer au peuple de tout le Royaume dionysien qu’un nouveau quartier aller voir le jour et qu’il sera le plus beau de tous les quartiers de la ville !

Il ordonna également à ses sbires de préparer le quartier, déjà habité, à la construction de ce nouveau complexe commercial.

Dans les rues du Royaume, les crieurs publics clamez aux habitants : « Oyez, oyez, braves gens, écoutez la bonne nouvelle que nous vous apportons. Notre bon souverain, dans sa grande générosité, veut offrir à ses sujets un nouveau lieu de distraction, si beau, si moderne qu’il fera des envieux par de là nos frontières. Bientôt, une nouvelle gare, un nouveau centre commercial, un hôtel et des salles de cinéma seront construits dans un sublime écrin de verre, de béton et d’acier, tout proche de l’océan du Nord ! ».

Les sujets étaient attentifs à cette annonce ; certains s’enthousiasmaient, d’autres s’inquiétaient d’une possible hausse de la dîme et de la gabelle pour financer ce projet grandiloquent… Tous commencèrent à débattre de l’intérêt d’un nouveau complexe commercial : « C’est l’occasion de rendre la ville plus belle ! » disaient certains. « Cela n’est-il pas trop ambitieux ? » hasardaient d’autre.

Dans l’ombre, d’autres habitants n’étaient pas contents, pas contents du tout. C’étaient les riches commerçants déjà présents dans le centre. Ils s’inquiétaient de la perte de client qu’un tel projet pourrait produire. Aussi ils se réunirent pour former une société secrète. « Non, non ! Nous ne pouvons laisser cela se faire ! Comment le souverain ose t-il construire un nouveau complexe commercial sans nous demander notre avis ? Ce sera une concurrence déloyale ! Les habitants vont fuit nos échoppes pour aller vers ce nouvel endroit ! Nous courrons à notre perte ! Il ne faut pas que le projet du souverain voit le jour !  Nous devons agir ! »

Pendant ce temps dans son palais, loin de ces frénésies et chuchotements, le suzerain dionysien préparait son chantier. « Il faut exproprier les gens qui habitent le quartier ! Il faut de la place pour mon beau projet ! Il faut déplacer la gare routière ! Il faut de la place pour mon beau projet ! Il faut supprimer les parkings ! Il faut de la place pour mon beau projet ! ».

« Oui, mon bon seigneur ! Tout pour vous plaire, mon bon seigneur ! Nous allons tout faire, mon bon seigneur ! » répétaient en cœur les ingénieurs, sbires et penseurs.

Ainsi, des bulldozers et des hommes de loi parcoururent le quartier du futur centre commercial. Les habitants furent expulsés, les maisons détruites et la gare routière déplacée au Nord.

Les sujets qui prenaient le bus étaient mécontents « Mon seigneur, écoutez notre doléance : pourquoi déplacer la gare si loin, cela n’est pas aisé pour nous qui prenions les transports en commun, n’y a-t-il pas un autre moyen ? »

Le seigneur se tourna vers ses ingénieurs pour trouver une réponse : « Ne vous inquiétez pas pauvres gens, ce n’est que provisoire, cela durera le temps de construire le complexe, ensuite, vous aurez une belle gare routière toute neuve qui fera envier tous les gens du Royaume et au-delà ! »

Le seigneur rajouta : « Pendant les travaux, qu’on mette à la disposition des usagers, des tentes, des bancs et un container dans la gare routière provisoire. Tout va bien se passer, vous aurez un nouvel édifice bientôt ».

Les habitants partirent mais n’étaient pas rassurés pour autant.

La colère au sein des riches commerçants de la ville commença à se manifester. Au début, ils donnèrent des tracts aux passants pour les sensibiliser, puis ils firent des réunions, puis des manifestations : « Ecoutez-nous peuple de Saint-Denis, écoutez-nous ! Notre souverain nous trompe, son projet sera terrible pour le Royaume, il sera coûteux et nous entraînera tous dans la misère ! Regardez ces gens qu’il a expulsés de chez eux aveuglé par sa folie ! Les commerçants qui viendront dans ce nouveau complexe, seront des voleurs, des étrangers et gens malsains ! Le souverain a perdu la raison, nous devons l’empêcher d’accomplir son dessein ! »

La propagande commença à fonctionner. Ceux qui étaient contre le projet était de plus en plus nombreux. « Les commerçants ont raison, nous ne devons pas laisser naître ce projet ! Cela va nous coûter cher ! Et puis regardez ces malheureux marchands qui ont déjà tellement de mal à vendre leurs produits et à boucler leur fin de mois… Leur discours et leurs malheurs nous ont touchés le cœur ! »

Voyant le nombre de gens augmenter dans leur rang, les commerçants se frottaient les mains. « Si nous convainquons suffisamment le peuple, le complexe ne verra jamais le jour et nous pourront prolonger notre règne sur les ventes des rues de Saint-Denis et garder nos prix aussi exorbitants puissent-ils être… »

La colère grandissant, le souverain commençait à s’inquiéter et essaya de calmer son peuple. « Allons, allons, je fais cela pour notre bien à tous ! Oui, cela sera une dépense importante mais je vous promets que nous y trouverons à gagner dans l’avenir ! Faites-moi confiance ! »

Si en public, il paraissait sûr de lui, dans l’enceinte du palais, il regardait ses conseillers avec de plus en plus d’anxiété. « Êtes-vous sûrs que ce projet tienne la route ? Ne suis-je pas en train de commettre une erreur ? »

« Non, mon seigneur, tout va bien, tout va bien ! »

« Le peuple n’est pourtant pas content et mon règne arrive bientôt à échéance, ne dois-je pas faire machine arrière ? »

Car, oui, sur cette terre, un souverain ne garde pas sa place à la tête de la cité trop longtemps. Malgré ces apparences de royaume et de dynastie, la contrée faisait partie d’une république démocratique. Le seigneur du Royaume de Saint-Denis était élu tous les 6 ans.

De son côté, le quartier, lui, était déjà entièrement rasé. Il ne restait plus rien. Un champ vide attendant les constructions promises avec impatience.

La gare fût déplacée au Nord et des tentes provisoires furent mises en place, les voyageurs s’adaptèrent tant bien que mal.

Écoutant ses conseillers et restant dans ses illusions de grandeur, le seigneur ne lâcha pas son projet, malgré les ralentissements qu’il prenait. Hélas, les élections approchèrent.

Son principal adversaire pris pour cible le projet du complexe commercial. Il fustigeait le souverain en place et son idée : « Irréaliste ! Dément ! Démesuré ! » Les têtes acquiescèrent encore.

Et boum ! Les élections ont lieu, les résultats sont frappant : le souverain doit quitter sa fonction, son concurrent obtient sa place.

A peine assis sur le trône, le nouveau souverain décide d’annuler l’érection du complexe commercial. Adieu, commerces, cinéma, gare routière !

« Nous verrons ce que nous pouvons faire de cet espace proche de l’Océan, que l’on m’appelle les ingénieurs, conseillers, sbires et penseurs ! Décidons d’un nouveau projet, je souhaite qu’il soit ambitieux, moderne et symbolique ! ».

Cela fait 6 ans maintenant que le quartier a été détruit, il ne reste qu’un ground zero, un projet inachevé. Nous attendons encore et toujours la nouvelle idée qui remplira ce vide.

Aujourd’hui, la gare routière provisoire est toujours au même endroit, les tentes et les containers aussi. Nous sommes loin de la bâtisse moderne promise il y a si longtemps.

Voilà, mon enfant, telle est l’histoire du Pôle Océan.

Maintenant, dors, demain, je te raconterai le destin tragique du tram-train.

(article envoyé depuis Sha’n Tea –> voir liens)

saint-denis pour les nuls

Quand on a un ami qui vient s’installer dans le chef-lieu, on se sent obligé de l’aider et surtout de lui expliquer les particularités dyonisiennes.

Donc voilà, dans la même veine que « La Réunion expliquée à un camarade touriste » (ici) : Saint-Denis pour le nuls (cliquez sur l’image pour la voir en plus grand) :

Sinon, je suis actuellement en vacances, pas de post avant la fin du mois de juin (je vous « raconterai » mon Sakifo Festival)